Ce qui nous traverse

Ce qui nous traverse

 

À Caen en novembre dernier, à l’occasion du colloque Redécouvrir Françoise d’Eaubonne, nous avons eu l’immense plaisir de découvrir le travail que Coline et Flora Pilet étaient en train de construire autour de Françoise d’Eaubonne. Quand les deux sœurs, metteuses en scène et danseuses, s’étaient plongées dans les cahiers intimes de l’écrivaine, archivés à l’IMEC (Institut mémoire de l’édition contemporaine) à Caen, une véritable rencontre s’était alors produite. Et de cette rencontre est né un spectacle, un portrait croisé entre Françoise, Coline et Flora, intitulé Françoise ! Une traversée écoféminisme à la (re)découverte de Françoise d’Eaubonne, qui a profondément ému touz les participantz au colloque.

Depuis, le travail a été abouti et le spectacle peaufiné, « forme hybride entre la danse et le théâtre, le théâtre et la vidéo documentaire, et le témoignage ».

Vous pourrez le (re)découvrir :

  • le 8 septembre 2023 à La Pratique – Vatan (dpt. 36), (sortie de résidence)
  • 
le 16 septembre 2023 au Musée des Beaux-Arts de Caen – Journées du Matrimoine – Caen (dpt. 14)
  • 
le 10 novembre 2023 au Journées professionnelles Courants D’air – Les ateliers intermédiaires – Caen (dpt. 14)
  • le 11 mars 2024 au Théâtre Universitaire de Caen (dpt. 14)
  • le 15 juin 2013 à la Médiathèque Alexis de Tocqueville – Caen (dpt. 14)

Pour toute information et réservation, écrire à : cequinoustraverse@cie-noesis.org

Hommes, aimez-vous les uns les autres

Hommes, aimez-vous les uns les autres

 

« L’homophobie c’est très grave en soi pour la communauté LGBT mais c’est aussi très grave pour le message contradictoire que ça envoie aux gars cis hétéros. »

Marina Rollman l’assure : les hommes sont beaux mais ne veulent surtout pas le savoir de peur de passer pour des pédés. Avec un humour féroce dont l’acidité pourrait dissoudre le machisme du plus sexiste des hommes cis et hétéros, la comédienne et humoriste nous a livré ces jours-ci, sur France inter, un billet décapant avec un message simple : hommes, aimez-vous les uns les autres !

Suspension de la dissolution des SLT

Suspension de la dissolution des SLT

 

On ne saurait trop se réjouir de la suspension par le Conseil d’État de la dissolution des Soulèvements de la terre, ni d’ailleurs du revers infligé ainsi au ministre de l’Intérieur comme à tous ceux qui aimeraient bâillonner nos révoltes.

Ce 11 août, en estimant que le gouvernement n’avait pas apporté la preuve que les SLT cautionnaient les « agissements violents envers les personnes », l’instance administrative, saisie fin juillet selon une procédure d’urgence dite de « référé-suspension » par les SLT et plusieurs associations et partis, a permis aux défenseurs des libertés publiques de remporter une victoire. Mais la bataille juridique n’est pas terminée ; en effet, le Conseil d’État doit encore se prononcer sur le fond de l’affaire. Les juges du Conseil d’État ont précisé que leur décision sur le référé-suspension ne présage pas celle qui, dans quelques mois, sera rendue sur le fond.

On ne dissout pas un soulèvement !

Photo : AFP – AFP

Lire Françoise est précieux

Lire Françoise est précieux

 

Hétéroclite, le site web trans-pédé-gouine mais pas que, a mis en ligne une petite recension du Sexocide des sorcières, ce court texte de Françoise réédité il y a quelques mois chez Au diable vauvert. À lire.

Être radicale sans cesser de se questionner, sans compartimenter les idées comme les êtres, voilà pourquoi lire Françoise d’Eaubonne est précieux.

De son côté, le quotidien L’Humanité vient de publier en ligne un rapide portrait de Françoise soulignant combien sa pensée, redécouverte depuis ces dernières années, trouve un écho dans « une génération de militants et de militantes dont les luttes résonnent avec l’engagement et les écrits de l’autrice ».

Exposition Over the rainbow

Exposition Over the rainbow

Il est un temps que les moins de 20 ans méconnaissent peut-être. Une époque où l’on ne pouvait pas se marier entre personnes de même sexe, où les marches des fiertés ne réunissaient pas des centaines de milliers de personnes dans les rues des grandes villes, où le genre était encore un concept souterrain, et où l’on ne parlait pas de « queers ». Où, pour le dire sans détour, l’homosexualité était mise au ban et invisibilisée, hormis dans certains cercles privilégiés.

L’exposition Over the rainbow, présentée jusqu’au 13 novembre au Centre Pompidou (Paris), nous rafraîchit la mémoire à travers plus de 500 œuvres, et illustre « comment, depuis le début du vingtième siècle, les artistes ont contribué à transformer la représentation des sexualités dites « minoritaires » et ont participé aux luttes menées par les communautés LGBTQIA+ pour la reconnaissance de leurs droits. »

Loin d’offrir un récit unidimensionnel, « Over the Rainbow » propose une constellation d’œuvres diverses ayant pour point commun d’affirmer, chacune à sa façon, ce que dénigre la représentation homophobe. Ancrée dans une dimension éminemment sociale, les oeuvres présentées se déploient principalement dans les disciplines de la reproduction mécanique, seules susceptibles d’offrir une diffusion élargie, comme le cinéma ou l’imprimé.

Ces œuvres d’une diversité remarquable permettent de (re)découvrir :

le salon lesbien de Natalie Clifford Barney, lieu de fermentation artistique d’une pensée alternative à la croisée des disciplines ; l’œuvre homoérotique de Jean Cocteau, auteur après André Gide d’un des premiers ouvrages littéraires militants, Le Livre blanc (1928) ; la photographie de l’entre-deux-guerres, médium privilégié d’expression du désir homosexuel chez Florence Henri ou Raymond Voinquel ; le théâtre des inversions du Paris des années folles, où les genres se troublent ou s’échangent dans l’œil d’un Brassaï ou d’une Gerda Wegener ; l’« homosexualité noire » du Jean Genet de Querelle de Brest (1947) et d’Un chant d’amour (1950) ; l’émergence de la culture du cuir à la fin des années 1960, chez Kenneth Anger ou Nancy Grossman ; les productions graphiques et vidéos du militantisme, dans les années 1970, autour du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR) ; la réponse de collectifs d’artistes antisida comme Boy / Girl with Arms Akimbo à l’inaction voire au déni des pouvoirs publics ; l’affirmation de la théorie queer dans les années 1990 et le développement de formes d’art contemporaines mêlant aux questions de sexualité, celles du genre, de l’origine ethnique et / ou de la classe sociale.

Parmi tous ces visuels, on pourra remarquer quelques photographies prises à Paris par mon époux, Jean-Claude Aubry, lors des toute premières manifestations homosexuelles, ancêtres des Marche des fiertés ; au début des années 1980, l’heure était aux revendications plus qu’à la fête.

L’exposition Over the rainbow est ouverte au public du 28 juin au 13 novembre 2023, tous les jours sauf le mardi de 11 H à 21 H.

L’écoféminisme : un appel à l’action

L’écoféminisme : un appel à l’action

Début mai, notre amie Manon Aubel, documentariste, a été interviewée sur eu!radio (radio associative, citoyenne et indépendante diffusée à Nantes depuis 2007) à propos de son film Françoise d’Eaubonne – Une épopée écoféministe. Dans ce bref entretien, la réalisatrice insiste sur le fait que l’écoféminisme est « un appel à l’action ». De son côté Delphine Sangu (docteure en études hispaniques Université de Nantes) nous dit quelques mots d’Émilie Hache (philosophe, maîtresse de conférence au département philosophie de l’Université de Nanterre) et de son recueil de textes écoféministes Reclaim.

Rappelons, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vu, que le documentaire de Manon Aubel est toujours accessible en ligne sur le site de France 3 Grand Est.