L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne

L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne

Un article fouillé sur la pensée de Françoise et sa réception en Europe et en France.

« (…) alors que la majorité des discours néo-malthusiens visent les pays africains, Françoise d’Eaubonne s’adresse prioritairement aux pays industrialisés lorsqu’elle appelle à la décroissance démographique. (…) »

« (…) Les écoféministes entretiennent ainsi un lien particulièrement ténu avec Jacques Derrida, sa déconstruction et son concept de carnophallogocentrisme. Par ce terme, le philosophe identifiait, et reliait, ce qu’il estimait être les trois piliers des civilisations occidentales : le sacrifice animal, la supériorité masculine et la suprématie du logos. (…) »

À lire sur La Vie des Idées

Le Féminisme ou la Mort

Le Féminisme ou la Mort

En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l’oppression des femmes et de l’exploitation de la planète, Françoise d’Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l’assassinat généralisé du vivant, il n’y a aucune alternative sinon l’écoféminisme.

C’est le féminisme ou la mort.

Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes. À l’aune de leurs engagements et d’une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

« C’est un petit bouquin vert qui tient au creux de la main, mais qui contient un texte d’une puissance et d’une densité folles. Dans son texte révolutionnaire Le Féminisme ou la Mort, paru en 1974, Françoise d’Eaubonne plantait les graines d’une lutte qui n’avait jusqu’alors pas encore de nom : l’écoféminisme. Sous sa plume révoltée et visionnaire, l’autrice et militante française, disparue en 2005, désignait l’ennemi commun de l’oppression des femmes et l’exploitation de la planète : le capitalisme patriarcal. De quoi ouvrir un stimulant nouveau champ de bataille (et des possibles) aux combats féministes et écologistes. Ce livre de référence, longtemps inaccessible, vient d’être réédité par les éditions du Passager clandestin. Et enrichi d’une préface signée par les deux chercheuses Myriam Bahaffou et Julie Gorecki, nécessaire pour mettre cette pensée en perspective dans notre société actuelle. »
Terra Femina

Et l’on peut se le procurer ici ou en librairie.

Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme

Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme

En cent pages, une excellente introduction à l’écoféminisme de Françoise et son lien avec la décroissance, par Caroline Golblum, avec une préface de Serge Latouche. Merci, le Passager Clandestin !

« Idéal pour appréhender la vie de Françoise d’Eaubonne et ses écrits, ce petit livre est un investissement idéal pour les profanes […]. Clair et concis, il est le guide parfait pour comprendre les origines de la pensée écoféministe. »
Les Inrocks

« Dans ce livre biographique, Caroline Goldblum part à la rencontre de cette grande figure du féminisme, cofondatrice du Mouvement de libération des femmes et du Front homosexuel d’action révolutionnaire, qui lia très vite ses combats écologiste et féministe, démontrant la continuité entre l’exploitation de la terre et celle des femmes. »
Lauren Bastide, La Poudre

« Le choix de textes est éloquent et l’on mesure à quel point Françoise d’Eaubonne avait vu juste, non seulement dans la dénonciation de tout ce qui dénature la nature, mais aussi dans les propositions pour changer le monde. »
Esprit

On peut se le procurer directement ici, ou dans toutes les bonnes librairies.

Un 6 minutes par 5 étudiantz

Un 6 minutes par 5 étudiantz

Un court d’étudiant.es (donc d’étudiantz pour reprendre le pluriel neutre d’avant la réforme « de Vaugelas » au 17ème siècle) réussi et primé.

À noter la présence et le beau témoignage de Marie-Jo Bonnet, qui fut l’une des proches camarades de Françoise.

C’est ici

Ecologie et féminisme : révolution ou mutation ?

Ecologie et féminisme : révolution ou mutation ?

« La terre fait 40 000 km de tour, et tout le génie humain ne saurait lui en ajouter un seul. »

Cette réédition, en 2019, intervient dans un contexte favorable à la diffusion publique du concept écoféministe, marqué par l’urgence climatique et la prise de conscience collective des violences faites aux femmes et aux minorités de genre. Dans son introduction, Serge Latouche souligne combien l’écoféminisme et la décroissance sont liées, tandis que la posface de Caroline Goldblum rappelle qui fut Françoise et la place que son écoféminisme tient dans les luttes des femmes pour la planète.