L’actualité de l’amazone

L’actualité de l’amazone

On n’en a pas fini, avec l’amazone verte ! Celle qui a été injustement oubliée durant tant d’années n’arrête plus de faire parler d’elle. Résumé de son actualité.

C’est aujourd’hui que sort en librairie Un bonheur viril, le troisième tome, jamais encore publié, de la saga d’anticipation La Trilogie du Losange. Édité par Des femmes – Antoinette Fouque, le roman est préfacé par Élise Thiébaut :

« Un bonheur viril » (…) tient en haleine tout au long du texte. (…) En lisant [ce texte], j’ai eu l’impression que tout s’éclairait. Ce roman, me semblait-il, était la clé de toute la saga, le point d’entrée qui permettait de la comprendre enfin dans sa totalité.

Rappelons qu’une présentation de l’ouvrage sera faite le lundi 14 novembre à l’Espace Des Femmes, à Paris.

C’est également ce 10 novembre que sort en Italie la traduction du Féminisme ou la mort, Il femminismo o la morte: l’ecofemminismo di Françoise d’Eaubonne, aux éditions Prospero. Pour l’occasion, un évènement est prévu à la librairie des livres Prospero, à Milan, le 18 novembre à 19 h 15.

Le site d’information libre et indépendant Blast a mis en ligne hier sur sa web TV un portrait vidéo de Françoise d’Eaubonne très bien fait, qui traite des diverses luttes de Françoise avec objectivité, et dans lequel le journaliste David Dufresne (qui tient la chronique « Au poste » sur Blast) dévoile qu’il est le petit-fils de Françoise.

Je ne saurais terminer cette actualité sans rappeler le colloque international qui se tiendra à l’IMEC et à l’Université de Caen du 16 au 18 novembre. Voir le flash d’info en page d’accueil.

« Un bonheur viril », enfin publié

« Un bonheur viril », enfin publié

Un bonheur viril, enfin publié ! Le troisième volet de La Trilogie du Losange, écrit au tout début des années 1980 mais resté inédit jusqu’à présent, vient de sortir aux éditions Des Femmes-Antoinette Fouque et arrivera en librairie le 10 novembre. À cette occasion, une rencontre sera organisée le lundi 14, à 19 h, à l’Espace Des Femmes (35, rue Jacob, Paris 6e) et sera animée par Élise Thiébaut (autrice de L’Amazone verte) et Taous Merakchi (autrice de Être une femme en colère dans un monde d’hommes). Un extrait du documentaire de Manon Aubel, Françoise d’Eaubonne, une épopée écoféministe, sera projeté  à cette occasion.

Comme le précise le site web des éditrices :

Cette publication intervient au cours d’une année riche en événements autour de l’autrice, notamment le colloque international «Redécouvrir Françoise d’Eaubonne» organisé par l’association Anamnèse, les Ateliers du genre de l’Université de Caen et l’IMEC (Institut Mémoire de l’Edition Contemporaine), prévu du 16 au 18 novembre 2022 à Caen.

Vous êtes toutes et tous chaleureusement invité·es à participer à cette soirée, qui sera suivie deux jours plus tard par le colloque en question. (Le programme de ce colloque est accessible en page d’accueil de notre site.)

Rencontres écologistes de Cluny

Rencontres écologistes de Cluny

S’il est indispensable de lutter et de faire grandir les alternatives, il l’est tout autant de réfléchir, de réinterroger nos convictions, de creuser les contradictions, d’ouvrir des pistes incertaines.

C’est dans cette perspective que s’ouvriront les vendredi 21 et samedi 22 octobre, au Collège européen de Cluny (Saône-et-Loire), les Rencontres nationales des nouvelles pensées de l’Écologie. Une quinzaine d’ateliers et de tables rondes réuniront élus, universitaires, militants, « pour débattre d’une pensée écologiste renouvelée et optimiste ». Parmi les nombreux·ses participants·tes, nous aurons le plaisir d’entendre Élise Thiébaut, Geneviève Pruvost et Caroline Goldblum.

Quand protester ne suffit plus

Quand protester ne suffit plus

On le sait depuis les recherches faites ces dernières années dans le fonds Françoise d’Eaubonne détenu à l’IMEC (Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine), Françoise a participé, le 3 mai 1975, au sabotage de la centrale nucléaire de Fessenheim, alors en construction. Le site Reporterre publie ces jours-ci une enquête intitulée Quand protester ne suffit plus, qui, dans une première partie, souligne une recrudescence des pratiques violentes et illégales dans les luttes écologistes actuelles et, dans une seconde partie, dessine un historique des actes de sabotage écologique perpétrés dans le monde ces dernières décennies :

J’en profite pour souligner que le livre de Françoise Contre-violence ou la résistance à l’État, publié en 1978, sera bientôt réédité aux éditions Cambourakis.

À propos du « Complexe de Diane »

À propos du « Complexe de Diane »

 

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL a mis en ligne, en pré-publication, un texte d’Aurore Turbiau, doctorante en littérature générale et comparée, portant sur Le Complexe de Diane. Cet ouvrage de Françoise (publié en 1952 et réédité par Julliard en 2022) prenait la défense du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir et analysait la condition des femmes à une époque, l’après-guerre, traversée par les courants de pensée du marxisme, de la psychanalyse et de l’existentialisme.

Aurore Turbiau revient ici sur ce livre en le re-situant dans son époque et aussi à l’aune du développement des thèses féministes que Françoise élaborera dans les années 1970.

La valeur littéraire des textes n’existe pas en soi, elle dépend (…) de rapports sociaux qu’il s’agit de comprendre – non seulement selon la manière dont une œuvre dialogue avec son époque et l’ensemble de la littérature qui la précède et l’environne, mais aussi selon la manière dont en retour ce contexte littéraire global accepte a priori – ou non – de lui accorder quelque intérêt. La « valeur » intrinsèque d’un texte est l’un des mythes que « Le Complexe de Diane » commence donc aussi à déconstruire.

Intitulé Le Complexe de Diane de Françoise d’Eaubonne (1951) : à propos d’une réponse baroque et avant-gardiste au Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, cet article est publié dans L’Année sartrienne, n° 36, 2022, p. 264-272.

« Par-delà l’Androcène »

« Par-delà l’Androcène »

Elles en ont suscité des réactions, Adélaïde Bon, Sandrine Roudaut et Sandrine Rousseau, avec la publication de leur dernier livre, Par-delà l’Androcène, paru dans la collection Libellé du Seuil. Pensez ! Dénoncer le patriarcat écocidaire !

Diacritik, « le magazine qui met l’accent sur la culture », revient sur cette publication qui « est une main tendue, une réflexion pour s’orienter dans les temps troublés que nous connaissons » :

Intelligent parce qu’il propose un pas de côté et demande d’écouter le monde et l’époque plutôt que de subir un éternel joug mal nommé, Par-delà l’androcène dénonce les maux de la terre et les nomme. (…) L’écoféminisme radical, intersectionnel et décolonial qui sert de colonne vertébrale au manifeste nécessaire signé Adélaïde Bon, Sandrine Roudaut et Sandrine Rousseau est d’une logique imparable.