28 minutes d’ARTE, un sujet Françoise d’Eaubonne

28 minutes d’ARTE, un sujet Françoise d’Eaubonne

« La journaliste Élise Thiébaut rend hommage à Françoise d’Eaubonne en publiant L’Amazone verte aux éditions Charleston. L’écrivaine est à l’origine de trois termes qui traversent le féminisme contemporain : phallocrate, écoféminisme et sexocide. » [Source ARTE]

Disponible jusqu’en juin 2022 sur le site d’ARTE.

L’Amazone verte …

L’Amazone verte …

… Le roman de Françoise d’Eaubonne

Toutes celles et ceux qui ont connu Françoise, dans des cadres parfois forts différents, sont d’accord : le livre d’Élise Thiébaut est d’une grande justesse. Habitée par Françoise, elle réalise un tour de force, confinée en pleine pandémie. Élise, un éternel merci.

« Je m’appelle Françoise d’Eaubonne et j’ai inventé trois mots qui disent tout de ma vie : phallocrate, écoféminisme et sexocide. »

Penseuse de génie, écrivaine prolifique et militante radicale, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) a donné forme à elle seule, dès le milieu du XXe siècle, à tous les grands principes qui traversent le féminisme contemporain. Pourtant, malgré une reconnaissance internationale, elle est tombée dans l’oubli de la mémoire collective française.

Sous la plume d’Élise Thiébaut, l’intime et le politique se mêlent pour donner chair à une femme hors du commun. Un portrait passionnant et sans tabou, plus indispensable que jamais, qui éclaire à la fois le génie et les dimensions les plus subversives de cette pionnière de l’écoféminisme.

Françoise en première ligne de La Déferlante

Françoise en première ligne de La Déferlante

4 mars 2021, sortie du premier numéro du trimestriel La Déferlante, qui se présente comme « la revue des révolutions féministes ». C’est un succès immédiat : les fondatrices tablaient sur un millier de préventes, c’est 6000 commandes et 2600 abonnements que la revue engrange avant même sa sortie.

Dans ce premier numéro, très réussi, on trouve notamment un long portrait de Françoise par Élise Thiébaut. Morceaux choisis :

Dans son article « La Mère indifférente », elle juge en effet l’instinct maternel « mystifié, déformé, aliéné et manipulé […] Je crois qu’il existe au départ, mais que la société mâle en a fait cette superbe récupération, ce moyen d’oppression et d’aliénation qui ravale la femme au rang de femelle pondeuse ou poulinière, lui présentant cette seule fonction comme justification ultime et la borne dressée devant toutes ses aspirations et ses ambitions. »

« Mystique sans Dieu, mère sans enfants, écrivain sans génie, amour des pieds à la tête, la vie ne m’aura pas. Je la baiserai au tournant, je délirerai plus vite qu’elle. »

En termes de postérité, affirmait Françoise d’Eaubonne, les écrits sont des messagers peu sûrs. Pour le succès des bouteilles à la mer, rien ne vaut les enfants.

 

Françoise dans une expo virtuelle

Françoise dans une expo virtuelle

Une initiative du Conseil départemental de la Haute-Garonne :

« Invisibles ou oubliées, les femmes dans l’Histoire ont trop longtemps été reléguées au second plan. Qu’elles se nomment Jane Dieulafoy, Marguerite Dilhan, Marie-Louise Dissart, Françoise d’Eaubonne, Marguerite Canal ou Marthe Condat, qu’elles soient archéologue, avocate, résistante, auteure engagée, médecin agrégée ou cheffe d’orchestre, ces femmes n’ont pas hésité à s’affranchir des codes et conventions de l’époque pour offrir au monde leur talent et leur combat. »

Cette expo virtuelle n’est plus visitable.

L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne

L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne

Un article fouillé sur la pensée de Françoise et sa réception en Europe et en France.

« (…) alors que la majorité des discours néo-malthusiens visent les pays africains, Françoise d’Eaubonne s’adresse prioritairement aux pays industrialisés lorsqu’elle appelle à la décroissance démographique. (…) »

« (…) Les écoféministes entretiennent ainsi un lien particulièrement ténu avec Jacques Derrida, sa déconstruction et son concept de carnophallogocentrisme. Par ce terme, le philosophe identifiait, et reliait, ce qu’il estimait être les trois piliers des civilisations occidentales : le sacrifice animal, la supériorité masculine et la suprématie du logos. (…) »

À lire sur La Vie des Idées