1978 : De l’écriture, du corps et de la révolution

1978 : De l’écriture, du corps, de la révolution

Dans ce court texte flamboyant écrit à 58 ans, Françoise évoque son « corps de femme ouvert au monde entier sur les futurs de l’histoire dont sa mort fait partie ». Son corps, qui « a tout vécu en défiant l’ennemi et se redressait en chantant ».

Son « seul ami avec l’écriture [qui] ne m’ont jamais fait défaut, pas plus que l’amour le plus exigeant… celui de l’insurrection armée… milliards de loups arrosés de pétrole et qui flambent. »

Elle appelle toutes les femmes à la fierté de leur corps, rappelant qu’il EST,… alors que la RÉVOLUTION n’est pas encore.

Quand tout est dit sur Françoise, ses 100 livres publiés, ses mots légués à la langue française, ses théorisations visionnaires, il reste ce fait : c’était une incarnation de la vie hors normes, un tellurisme, une force primordiale.

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1977 : Les Femmes avant le patriarcat

Payot, 239 pages.

En créant l’écoféminisme, le génie de Françoise n’aura pas été d’apporter un concept nouveau : il aura été de nous relier avec une réalité immémoriale, celle des cultures pré-patriarcales de notre aire  géographique, que le rationalisme du XVe siècle puis l’humanisme des Lumières auront tenté d’éradiquer dans notre culture occidentale, maintenant à la pointe de la déshumanisation.

Vincent d’Eaubonne, in préface pour l’édition italienne, 2024

Vous pouvez consulter une note de lecture, et lire la préface à l’édition italienne récente.

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1977 : Lettre ouverte au docteur Hutter, médecin-directeur à l’hôpital-prison de Wittlich (RFA)

Gérard Hof et Françoise d’Eaubonne, inéditions barbares.

En 1976, après avoir été témoin au mariage de Françoise avec Pierre Sanna (détenu à la prison de la Santé à Paris), Gérard Hof, le compagnon de Françoise, emprisonné à l’hôpital-prison de Wittlich (RFA), doit résister aux méthodes particulières appliquées par le docteur Hutter : torture blanche expérimentale, obligation sensorielle, tentative de déstructuration de la personnalité… Sorti de prison, Gérard Hof écrira et publiera ce témoignage accusateur dont Françoise rédigera la préface. (Alain)

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1977 : L’Éventail de fer ou la vie de Qiu Jin

Paris, Jean-Claude Simoën, 349 pages.

Réédité sous :
 – D’EAUBONNE, Françoise. L’Éventail de fer ou la vie de Qiu Jin. Encre, 1984, 349 pages.

« À travers une Chine somptueuse et misérable, secouée par d’incessantes guerres civiles, Qiu Jin, grande féministe, s’engage totalement aux côtés de Sun-Yat-Sen qui devait libérer son pays du carcan impérial. Tour à tour jeune fille studieuse, épouse et mère, mais aussi poète, terroriste et infatigable militante, elle sera décapitée au début du XXe siècle. L’Éventail de fer est le récit en forme de fresque du combat réel de cette jeune chinoise au destin hors-série. » [4° de couverture]

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1977 : La mère indifférente

1977 : La mère indifférente

 

Dans ce texte publié en 1977 dans Les Cahiers du Grif, Françoise revendique d’avoir été une « mère indifférente » au lieu d’avoir été une « castratrice à cuisine, lessive, raccommodage… ». Pourtant, elle a connu ce qu’elle appelle « l’instinct maternel », « au niveau le plus animal qui soit ». Mais elle dénonce ce que la société mâle a fait de cet instinct : un « moyen d’oppression et d’aliénation qui ravale la femme au rang de femelle pondeuse ». Ce texte est suivi de l’Appel des femmes du Mouvement éco-féministe à la grève de la maternité (déjà publié en 1974 dans Charlie-Hebdo).

« Cet instinct maternel, je le sais donc réel, mais mystifié, déformé, aliéné et manipulé. Quand une femme parle de son désir d’avoir un enfant, je lui demande toujours d’examiner de près la racine de ce désir. Il peut être authentique ; il y a de grandes chances qu’il ne le soit pas »

Françoise d’Eaubonne

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