2013 : Note de lecture de « Les femmes avant le patriarcat » par Hypathie

2013 :Hypathie Les femmes avant le patriarcat

Dans cette note de lecture, Hypathie résume les thèses pricipales du livre :

– Si un matriarcat, comme inverse en miroir du patriarcat, n’a jamais été observé, ceci ne signifie pas que le patriarcat aurait toujours existé. Cette thèse était audacieuse en 1978, car l’anthropologie, derrière Claude Lévi-Strauss puis Françoise Héritier, soutenait que le patriarcat était une constante de l’humanité. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, cette thèse a perdu énormément de terrain.

– Un grand renversement s’est produit au néolithique, avec la découverte de l’agriculture, la mise en place de l’appropriation de la nature et de l’appropriation de la fécondité de l’espèce par l’homme. Là aussi Françoise a été visionnaire, décrivant un mécanisme que 50 ans de recherche ont considérablement nuancé et complexifié, mais qui reste globalement juste ou à tout le moins plausible.

Françoise dresse ici, en se bassant sur les connaissances de son époque qui étaient bien plus limitées qu’aujourd’hui, et l’histoire des mythes, un tableau des causes profondes de la dérive patriarcale qu’elle dénonce dans Le féminisme ou la mort qui, comme le dit le titre, entraîne notre espèce vers l’abîme, et ce ne sont pas les alertes contemporaines qui la contrediront.

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