Accueil 9 Traces sur Françoise 9 En librairie

En librairie

Livres, préfaces, critiques…

2023 : Préface de « Les femmes avant le patriarcat »

2023 préface Les femmes avant le patriarcat

Françoise, pour qui « le capitalisme n’est que la pointe de l’arme qui nous blesse, son manche plonge dans la nuit des temps » se pencha donc logiquement sur ladite nuit. Préfigurant l’anthropologie féministe balbutiante, elle livre une analyse dont l’essence est aujourd’hui l’actualité des sciences sociales.

Sorti en 1976, ce livre fut presque immédiatement traduit en italien et c’est dans la même langue qu’il est pour la première fois réédité. Cette préface lie son ouvrage à la pensée de son époque et à ses développements contemporains.

« En créant l’écoféminisme, le génie de Françoise n’aura pas été d’apporter un concept nouveau : il aura été de nous relier avec une réalité immémoriale, celle des cultures pré-patriarcales de notre aire géographique, que le rationalisme du XVe siècle puis l’humanisme des Lumières auront tenté d’éradiquer dans notre culture occidentale, maintenant à la pointe de la déshumanisation. »

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2023 : Réaction à « Contre-violence ou la Résistance à l’État » par Manon Soavi

avril 2023 Mutineries

 

Ce retour nous vient de Manon Soavi, l’une des voix anarchistes et écoféministes les plus originales de notre époque. Avec une compréhension profonde du texte et de Françoise, elle se situe bien au-delà des dualités usuelles du débat, en s’appuyant sur son expérience d’enseignante de l’Aïkido qui la confronte constamment à la question de la violence. (Vincent)

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2022 : Préface de « Un bonheur viril » par Élise Thiébaut

2022 Préface Un bonheur viril

Retrouvé dans les archives de l’IMEC, Un bonheur viril clôt La Trilogie du Losange ou Le Cycle des Bergères.

« Si elle a su dans Le Satellite de l’Amande rendre la beauté de la sororité, la puissance et le bien-être émanant de femmes qui ne sont plus menacées par leur oppresseur mâle, si elle a montré leur courage et leurs souffrances dans les Bergères, elle sait aussi faire l’inverse dans Un bonheur viril en se glissant dans la peau de son ennemi. (Élise Thiébaut).

Avec l’aimable autorisation de l’autrice et des Éditions des femmes – Antoinette Fouque

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2022 : Préface de « Le Satellite de l’Amande » par Élise Thiébaut

2022 Préface Satellite

Dédié au grand amour de sa vie, Gérard Hof, dont on a heureusement réédité Je ne serai plus psychiatre en 2023, Le Satellite de l’Amande a été le premier roman de La Trilogie du Losange publié en 1975 aux toutes jeunes éditions des femmes –  Antoinette Fouque, qui le ressortiront presque 50 ans plus tard. L’histoire se situe après la guerre des sexes remportée par les femmes. Dans ce monde de la sororité, des ouranautes découvrent une étrange planète qui amène la guide Ariane à s’interroger sur le passé trouble de l’histoire des femmes.

Avec l’aimable autorisation de l’autrice et des Éditions des femmes – Antoinette Fouque

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2022 : Note de lecture sur « Ecologie/Féminisme, révolution ou mutation ?  » par Hypathie

2022 Hypathie Ecologie/Féminisme

 » Mais, pourquoi, au nom de quoi, la Croissance ? Pourquoi le Profit ? Pourquoi le Pouvoir ? Cette voie n’est-elle pas inéluctablement la conséquence de celle, choisie depuis cinquante siècles, qui aboutit à son explosion actuelle, et qui fut choisie pour édifier la société sans les femmes, puis contre les femmes ? « 


« L’hypercroissance industrielle assassine la Terre, épuise les ressources et se heurte aux limites d’un monde fini. Il faut donc tenter de préserver ce qu’il reste encore de l’environnement sous peine de mort ; mais il n’est pas question de remettre en cause cette expansion elle-même, puisque ce serait toucher au principe des « profits » (capitaliste) ou de « progrès » (socialiste) !

Françoise, 1978

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2021 : Note de lecture sur « Le Complexe de Diane » par Hypathie

2021 : Hypathie Le complexe de Diane

 « Le complexe de Diane est un livre de jeunesse écrit à l’impétuosité, dans l’enthousiasme du moment, celui de la parution du Deuxième sexe. Erudit, magnifiquement écrit avec un vocabulaire élégant et une inventivité dans les formules et les mots, qui sont la marque de Françoise d’Eaubonne, à tel point que plusieurs me resserviront.

Julliard vient de rééditer l’ouvrage dans sa Collection permanente, qui permet de redécouvrir le patrimoine des éditions Julliard. Tant mieux. A lire par les fans de Françoise d’Eaubonne. Et pour sa belle écriture, pour son érudition et son enthousiasme. »

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2021 : Préface de « Le Complexe de Diane » par Élise Thiébaut

2021 : préface Complexe de Diane

La préface d’Élise resitue magistralement l’œuvre dans le contexte de son époque, qui fait maintenant partie de l’histoire. Avec sa compréhension fine de l’autrice à laquelle elle a consacré L’Amazone verte, le roman de Françoise d’Eaubonne, elle nous peint une Françoise géniale, débordante de vie, y compris dans ses excès et approximations.

C’est le portrait d’une visionnaire coincée dans son siècle bien incapable de la comprendre qui nous est livré. Incidemment, cela éclaire pourquoi l’écoféminisme de Françoise, 25 ans plus tard, passera à peu près inaperçue en France.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2019 : Introduction à « Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme » de Caroline Goldblum

2019 : Caroline Goldblum : « Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme »

L’ouvrage de Caroline Goldblum, édité au Passager clandestin dans la collection Les Précurseurs de la décroissance, est une excellente introduction à la pensée de Françoise. Nous en avons extrait la section intitulée « Itinéraire d’une pionnière », qui retrace brièvement le parcours de l’autrice et militante tout au long du XXe siècle.

Merci aux éditions du Passager clandestin pour l’autorisation de reproduction.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2018 : Marie Desplechin évoque Françoise et ses livres pour enfants

2018 Marie Desplechin

Marie Desplechin, journaliste et autrice prolifique reconnue de littérature jeunesse, évoque les livres Bibliothèque Verte de Françoise et ses deux rencontres avec elle.

La seconde rencontre, entre 2000 et 2003, n’a pas eu lieu. Contactée pour évoquer les trois livres cités, Françoise refusera de manière abrupte de la recevoir au motif que « Ce sont des livres idiots… Je les ai écrits parce que je crevais de faim ».

Françoise vit alors des années difficiles : le grand âge se profile à l’horizon, son œuvre considérable et ses combats sont totalement invisibilisés. Je gage que c’est l’amertume qui la fait réagir ainsi.

Et je partage l’avis de Marie Desplechin : ces livres sont loin d’être « idiots ». Ils ont enchanté mon enfance, je les ai relus en 2022 avec le même plaisir et le même attachement pour ses héroïnes bien seules à l’époque avec Fantomette. L’édition serait bien inspirée de s’en ressaisir. (Vincent)

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2013 : Note de lecture de « Les femmes avant le patriarcat » par Hypathie

2013 :Hypathie Les femmes avant le patriarcat

Dans cette note de lecture, Hypathie résume les thèses pricipales du livre :

– Si un matriarcat, comme inverse en miroir du patriarcat, n’a jamais été observé, ceci ne signifie pas que le patriarcat aurait toujours existé. Cette thèse était audacieuse en 1978, car l’anthropologie, derrière Claude Lévi-Strauss puis Françoise Héritier, soutenait que le patriarcat était une constante de l’humanité. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, cette thèse a perdu énormément de terrain.

– Un grand renversement s’est produit au néolithique, avec la découverte de l’agriculture, la mise en place de l’appropriation de la nature et de l’appropriation de la fécondité de l’espèce par l’homme. Là aussi Françoise a été visionnaire, décrivant un mécanisme que 50 ans de recherche ont considérablement nuancé et complexifié, mais qui reste globalement juste ou à tout le moins plausible.

Françoise dresse ici, en se bassant sur les connaissances de son époque qui étaient bien plus limitées qu’aujourd’hui, et l’histoire des mythes, un tableau des causes profondes de la dérive patriarcale qu’elle dénonce dans Le féminisme ou la mort qui, comme le dit le titre, entraîne notre espèce vers l’abîme, et ce ne sont pas les alertes contemporaines qui la contrediront.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2017 : Note de lecture de « L’Évangile de Véronique » par Hypathie

2017 : L’Evangile de Véronique par Hypathie

L’Évangile de Véronique est un des plus beaux livres de Françoise, datant de sa période 1995 – 2003 où, libérée de l’essentiel de sa vie militante et prenant du recul, elle se consacre pleinement à l’écriture.

Elle y démontre sa maitrise de la plume et de la langue, forgée par 70 ans de pratique. Ses livres de cette époque sont assez inconnus et mériteraient vraiment une réédition.

Vous pouvez retrouver Hypathie sur son blog, qu’elle tient depuis plus de 10 ans produisant des textes travaillés et intéressants. Merci pour l’autorisation de reproduction !

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

2010 : Note de lecture de « Le Féminisme ou la Mort » » par Hypathie

2010 : Hypathie Le Féminisme ou la Mort

Hypathie, dans cette note de lecture ponctuée d’extraits, balaie l’ensemble des questions traitées par Françoise dans le livre fondateur de l’écoféminisme : féminitude (ou le malheur d’être femme en régime patriarcal), famille, viol et prostitution comme commerce de gros dans le mariage et de détail sur le m2 de trottoir, capitalisme et socialisme qui asservissent les femmes au nom du profit ou du progrès, travail gratuit (tant celui des femmes que de la nature, dominées par le système mâle), échecs du féminisme libéral et du féminisme radical : tout y passe pour aboutir à cet appel à la mutation de l’espèce qu’est l’écoféminisme.

Belle présentation qui éclaire l’essentiel et pourra en aider plus d’un-e à aborder le livre de Françoise.

Vous pouvez retrouver Hypathie sur son blog. Elle y produit depuis 10 ans des textes travaillés et intéressants. Merci pour l’autorisation de reproduction !

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1997 : Le Monde : critique de « La Liseuse et la Lyre »

1997, Le Monde

René de Ceccatty soutiendra Françoise durant toute sa carrière de critique littéraire. Il livre ici un touchant hommage à la littérature de Françoise en faisant preuve d’une compréhension profonde de son œuvre et de son rapport aux mots. Personnellement, j’avais dit à Françoise que ce livre justifiait à mes yeux une vie d’écriture. (Vincent)

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1986 : Le Quotidien de Paris : critique de « Une femme nommée Castor »

1986 : Le Quotidien de Paris : critique de « Une femme nommée Castor »

Une femme nommée Castor – Mon amie Simone de Beauvoir est sorti en 1986, peu après la disparition de l’autrice du Deuxième sexe. Nicole Casanova, dans Le Quotidien de Paris, en a fait alors une critique élogieuse.

On ne résume pas ce livre aussi touffu qu’une vie, plein de générosité et d’intelligence. Mais que l’on aime ou pas Simone de Beauvoir, il constitue un document de première main unique en son genre et irremplaçable.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1975 : Libération : critique de « Le Satellite de l’Amande »

1975 : Libération : critique du « Satellite de l’Amande »

Premier tome de « La Trilogie du Losange », Le Satellite de l’Amande est publié en 1975 aux éditions des femmes. Victoria Thérame en fait une recension toute personnelle et enthousiaste dans cet article de Libération publié le 18 septembre de la même année.

Si c’était au ciné, ce serait vachement en couleurs et vachement interdit ! Je le vois bien d’ailleurs en film ce truc-là ! Françoise d’Eaubonne c’est toujours de l’écriture le contraire du dormir debout. Passionné. Impérieux.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1962 : critique de « Les sept fils de l’Etoile »

1962 : critique les sept fils de l’Etoile

Une critique de Philippe Curval du roman de SF de Françoise rédigée l’année où ce dernier reçoit le Prix Jules Vernes pour Le ressac de l’Espace. Auteur d’une quarantaine de romans et d’une centaine de nouvelles et créateur de revues (entre autres), il a tenu une place centrale dans la SF française des années 60 à 2000.

Dans son retour sur le roman de Françoise, une œuvre mineure comme il est coutume de dire, il laisse percer une sympathie pour l’autrice, sans pour autant la porter aux nues. Car l’intérêt de ce petit livre, distrayant, tient avant tout à ce que l’on y retrouve des prémices d’écrits bien plus importants à venir : la pilote interstellaire deviendra une ouranaute dans Le satellite de l’Amande, et l’effondrement a pris ici la forme d’un conflit nucléaire mondial avant de devenir une guerre des sexes totale dans Les Bergères de l’Apocalypse.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1959 : Le Monde Diplomatique : critique de « Christine de Suède »

1959 Monde Diplo

Dans cette présentation critique, Yves Florenne présente le procédé d’écriture de Françoise, dont l’autobiographie romancée de Christine de Suède (dédiée à Simone de Beauvoir) est écrite à la première personne.

Il en fait un retour élogieux, évoquant « une écriture de bronze » au service de « scènes bouleversantes ».

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

1947 : La Gazette Littéraire, remise du Prix des Lecteurs pour « Comme un vol de gerfauts »

1947 Paul Guth

L’intérêt de ce papier tient en ce qu’il montre bien ce que Françoise a dû affronter, et ce qu’il fallait de tripes pour pouvoir se tenir droite face à un milieu littéraire misogyne. Tout cela suinte le mépris et le procès en illégitimité mêlés de considérations blasées sur l’humeur du temps, sur fond de « biographie » familiale qui se perd dans le désir de faire des phrases.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i