1975 : Profession de foi pour l’an 76
Près de 20 années plus tard, en 1993, Françoise est revenue dans son journal sur cette « profession de foi définitive » :
Françoise d’Eaubonne
Françoise d’Eaubonne
Françoise d’Eaubonne
En 1974, Françoise avait participé à la campagne électorale du premier candidat écologiste à l’élection présidentielle française et avait soutenu la candidature de René Dumont alors qu’elle n’avait à-priori jamais voté, (ou peut-être durant sa période au PC, par devoir de parti ? ) ? et ne re-votera jamais plus.
Deux ans plus tard, elle s’est élevée contre les tactiques électoralistes du mouvement écologiste (représenté par Brice Lalonde), fidèle à son positionnement selon lequel voter n’est pas une manière de changer le monde. (Voir Elixir-Élections).
« Au moment des Présidentielles, j’ai soutenu de tout cœur la campagne de René Dumont pour deux raisons : il était inéligible, le savait (…) et le public devait être, de toute urgence, informé des périls les plus criants, le nucléaire et le démographique. »
Françoise d’Eaubonne
Le 5 mai 1976, Françoise, très en verve à cette période, écrit ce poème en mémoire de ses camarades tombé(e)s en Allemagne, Irlande, Espagne, Chili…
« … Ne vous y trompez pas, notre nom est DEMAIN
Nous respirons devant la porte
Ce bruit léger qui vous réveille ce n’est rien
Dites-vous ?
Pâlissez… »
Françoise d’Eaubonne
Le 3 mai 1976, Françoise répond à l’invitation qui lui est faite à rejoindre le Groupe de Recherche et d’Etude pour une Civilisation Européenne dont l’objet, comme c’est étonnant, est de : défendre, illustrer et prolonger les « bases de la civilisation européenne ».
Cette élite intellectuelle, très au fait de la vie des idées, a jugé opportun de proposer à Françoise d’Eaubonne d’y adhérer. À Françoise d’Eaubonne ! Elle leur répond donc :
Françoise d’Eaubonne
Paris, Des Femmes – Antoinette Fouque, 253 pages.
Tous les hommes ont disparu. Entendez : tous les mâles. Dans ce roman, où elles se reproduisent par ectogénèse (un moyen de reproduction qui leur permet de se passer des hommes), les femmes, après avoir redonné vie à une Terre dévastée par la pollution, le Capital et le patriarcat, partent explorer une petite planète étrange, loin de notre système solaire. Cette expédition réservera bien des surprises aux lectrices et lecteurs de ce conte philosophique. « Passionné, impérieux. En fresques et en reliefs ! » (Victoria Thérame). Le Satellite de l’Amande est le premier volet d’une saga qui sera poursuivie par Les Bergères de l’apocalypse ; la troisième partie de cette trilogie, restée inédite jusqu’à récemment, est sortie aux éditions Des Femmes–Antoinette Fouque en novembre 2022. (Alain)
Ce livre a fait l’objet d’une critique enthousiaste de Victoria Thérame dans Libération l’année de sa sortie.
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