1999 : Lettre à « Temps critiques »

1999 : Lettre à « Temps critiques »

En 1999, Françoise, qui participait régulièrement aux débats de Temps Critiques, constate : « Si “presque partout l’État est en position de relative faiblesse”, s’il participe par force à la destruction des rapports sociaux, c’est qu’il n’est plus — et de façon plus ouverte que jamais — que l’instrument local du gouvernement planétaire qui ne dit pas son nom (…) : le pouvoir financier. »

Puis elle pose la question des forces qui pourraient engendrer un changement radical, question toujours sans réponse un quart de siècle plus tard : « Dans la mesure où aucune classe, aucune catégorie, aucune collectivité ne peut plus se charger (…) d’une “mission” révolutionnaire, sur quelle base et par quels moyens l’entreprendre ? »

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1997 : Lettre ouverte à Jean-Paul II

1997 Lettre ouverte à Jean-Paul 2
Françoise, qui travaille à ce moment-là sur Le Sexocide des sorcières, réagit à l’amende honorable que vient de faire l’Église concernant son attitude envers le peuple juif, pour demander au pape en exercice de se pencher sur le sort fait aux femmes dans les procès en sorcellerie qui, durant plus de deux siècles, plongèrent l’Europe dans une folie qu’elle nommera sexocide.

 

« … La sorcière a donc représenté pendant deux siècles d’horreurs et de supplices infligés par une culture intégriste, le summum de l’allergie au féminin déjà si largement manifestée, et au plus haut niveau, depuis les premiers siècles de l’Église triomphante. »

Françoise d’Eaubonne

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1975 : Profession de foi pour l’an 76

1976 Profession de foi
En décembre 1975, Françoise rédigea, dans son journal intime, sa ligne de conduite pour l’année à venir et les années suivantes. Un texte brûlant d’amour et de révolte, où se conjuguaient, dans une fusion ardente, sa haine de l’injustice et du système patriarcal, son amour des opprimé·es et son combat contre « ce qui nous détruit ».
Près de 20 années plus tard, en 1993, Françoise est revenue dans son journal sur cette « profession de foi définitive » :
« En cette année 1993, je suis consciente du ridicule apparent d’avoir écrit une telle profession de foi à l’âge de 56 ans. Mais aujourd’hui que j’en ai 73, je ne la ressens plus comme la manifestation naïve d’une jeunesse n’existant plus. ‘On met longtemps à devenir jeune’ dit Cocteau. Sentir à ce point la vie devant soi, était-ce si outrecuidant ? Suis-je restée fidèle à ces auto-commandements ? Certains me semblent toujours d’actualité. »

Françoise d’Eaubonne

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1959 : Lettre à Jean-Paul Sartre

1959 lettre Sartres

Point de grande discussion littéraire ou politique dans cette lettre, mais un appel au secours pour un proche visiblement en train de sombrer.

1959, Sartre est en pleine gloire et Françoise lui rend les honneurs selon les mœurs de l’époque, avant de plaider la cause de son ami. Elle donne des indications sur ses propres conditions de vie : elle travaille énormément, à s’en rendre malade, car si elle n’élève pas ses enfants elle en assume les frais. Ce qui ne l’empêche pas, comme elle le fera toute sa vie, de tenter de venir en aide à tel ou telle, au gré des rencontres et des circonstances.

Nous ne savons pas si cette lettre sera suivie d’effet ou même si Sartre l’a reçue ; le fait que nous l’ayons signifie probablement qu’elle ne fut jamais envoyée.

 

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