1959 : Les Tricheurs

Paris, Éditions Seghers, 255 pages.

Novellisation du film de Marcel Carné avec Pascale Petit, Jacques Charier et Laurent Terzieff. Le livre est réédité chez L’Inter en 1970.

Ce livre, gros succès commercial traduit dans de nombreuses langues, permit à Françoise de mettre un peu de beurre dans ses épinards, et même quelques lardons.

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1959 : Lettre à Jean-Paul Sartre

1959 lettre Sartres

Point de grande discussion littéraire ou politique dans cette lettre, mais un appel au secours pour un proche visiblement en train de sombrer.

1959, Sartre est en pleine gloire et Françoise lui rend les honneurs selon les mœurs de l’époque, avant de plaider la cause de son ami. Elle donne des indications sur ses propres conditions de vie : elle travaille énormément, à s’en rendre malade, car si elle n’élève pas ses enfants elle en assume les frais. Ce qui ne l’empêche pas, comme elle le fera toute sa vie, de tenter de venir en aide à tel ou telle, au gré des rencontres et des circonstances.

Nous ne savons pas si cette lettre sera suivie d’effet ou même si Sartre l’a reçue ; le fait que nous l’ayons signifie probablement qu’elle ne fut jamais envoyée.

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1958 : Fort des Femmes

Paris, le Livre contemporain.

Mac Orlan disait de Françoise : « Son style est si coloré qu’il faut lire ses livres avec des lunettes de soleil ». Qu’aurait-il dit des Bergères de l’Apocalypse préfiguré par ce livre ? Car c’est bien d’un combat de femmes les armes à la main qu’il s’agit : une troupe de pauvres émigrées mendiantes, prostituées et voleuses qui se rencontrent dans le fond de cale du bateau sur lequel elles fuient la misère pour bâtir un avenir meilleur dans les Amériques au début du XIXe siècle. Et ce ne sont pas les titres de chapitres sarcastiques comme La joie d’être mère ou Le repos du guerrier qui nous feront douter des intentions de l’autrice. (Vincent)

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1958 : Chevrette et Virginie

Hachette, coll. Bibliothèque verte n°46, 253 pages.

Ce premier roman destiné à la jeunesse est orné d’une couverture dont la lecture pourrait être aujourd’hui beaucoup moins innocente qu’à l’époque. Et c’est bien l’histoire de deux femmes aventurières et naufragées qui nous est contée. On pourra même se hasarder à penser que Françoise se serait bien passée du personnage du Chevalier de La Barre, qui semble être là pour sauver les apparences et préserver la pureté morale de nos chères têtes blondes… Mais ne serait-ce pas anachronisme ou spéculation sur d’éventuelles intentions encore inconscientes chez l’autrice ? (Vincent)

Marie Desplechins évoque ici sa rencontre avec Françoise et parle de ses livvres Bibliothèque Verte.

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1957 : Les Amours de Roméo et Juliette

Paris, Édition Rombaldi, coll. Le club de la Femme.

Voici, le sujet s’y prête, un roman aux accents cyrannesques, qui vaut le coup pour ses descriptions minutieuses et colorées de Vérone au XVème siècle. Hormis cela, c’est un ouvrage alimentaire, écrit sans passion. Vivre de sa plume, sans soutien financier, position ou mari, peut nécessiter d’en passer par là. (Vincent)

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1957 : Belle humeur ou la véridique histoire de Mandrin

Paris, Le livre contemporain – Amiot-Dumond, coll. Visages de l’aventure, 202 pages.

La Ferme Générale (1680 – 1794) était un corps de financiers et d’actionnaires qui, ayant acheté  la charge au Roi, collectait les divers impôts en vigueur avec droit d’en garder la moitié. Inutile de dire que les Fermiers y mettaient le zèle nécessaire, et que d’infinis abus furent commis : nous avons là l’ancêtre des maffias et trusts internationaux, selon le côté de la loi où ils se trouvent.

C’est contre ce système et ses hommes que le bandit de grand chemin Mandrin, Robin-des-bois français, s’éleva jusqu’à finir roué vif en place publique à Valence au tournant des années 1750.  Il resta longtemps dans la mémoire populaire, on trouve encore des enregistrements de chansons qui célèbrent ses exploits.

Un personnage, donc, à la mesure de la plume picaresque d’une Françoise dans la trentaine, qui étanche à l’écriture de son histoire une soif de justice et un goût certain pour l’épopée.

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