1954 : Une pomme rouge : mon cœur

Paris, Pierre Seghers (coll. Poésie 54 n°374), 15 pages.

Avec pour titre un vers de Nazim Hickmet et dédiés à Henri Lefèbvre, neuf poèmes en trois sections. La première sur l’amour, ses combats et ses souffrances, la deuxième à la mémoire de Julius et Ethel Rosenberg (quatre ans plus tard, Françoise donnera « Julius » comme second prénom à son fils). La dernière section, Trois poèmes pour mon Parti (Françoise est alors membre du PC), contient un long poème à la mémoire de son père pour lui dire ce qu’elle lui doit de son engagement communiste. (Vincent)

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1953 : Atalante délivrée

Ouvrage probablement perdu, on ne peut que conjecturer de son contenu. Dans ce livre qui paraît deux ans après Le Complexe de Diane, il sera donc certainement question de l’héroïne grecque Atalante, éduquée par Artémis après avoir été abandonnée par son père. Elle est réputée avoir vécu dans la Grèce antique, refusant  initialement le mariage et se livrant à des exploits hors du commun. Elle fut l’unique femme à faire partie des Argonautes pour aller conquérir la Toison d’Or aux côtés de Jason.

On retrouve donc l’Atalante qui ne put être dépassée à la course que par une tromperie d’Hippomène évoquée dans Le Complexe de Diane, où  Françoise exprime son attachement à cette figure de femme libre. Il n’est pas étonnant qu’elle ait souhaité prolonger la relation. (Vincent)

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1953 : Les Yeux du paradis

Toulouse, Imprimerie Julia, 20 janvier 1953, 28 pages, 120 exemplaires

Un conte fantastique de dix-huit pages tiré d’un scénario de Jean Lakanal, les dix autres pages étant dédiées aux titres, gardes, citations, etc.  L’intrigue n’a qu’un intérêt moyen, hésitant entre diverses influences (Poe, Nerval…) pour aborder de manière superficielle quelques questions métaphysiques.

Françoise, à l’écriture que l’on pressent sous contraintes, tente de faire passer cette tisane avec quelques jolies métaphores et autres artifices, mais n’étant elle-même pas convaincue, je doute que le lecteur puisse l’être…

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1952 : Ivelle

Julliard, 272 pages.

Ivelle, c’est l’histoire d’une jeune fille d’aujourd’hui. Âme ardente, inquiète, assoiffée de justice… Elle croit découvrir une sorte de surhomme en Yvon, lequel s’imagine fondateur d’une philosophie nouvelle… Elle le suit à Paris dans les milieux de Saint-Germain-des-Prés… Elle se trouvera bientôt mêlée, avec son maître, à une retentissante affaire de meurtre. (extraits de la 4ème de couverture)

Hors l’histoire de meurtre, il n’est pas besoin d’être Sherlock Homes pour supposer que ce roman s’appuie sur le parcours de Françoise : Yvon, ne serait-ce pas Jean-Charles Pichon, l’auteur d’obscures interprétations sur l’histoire des mythes ? (Vincent)

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1951 : Le Complexe de Diane ; érotisme ou féminisme

Paris, Julliard, 301 pages.

En réplique aux critiques masculines et conservatrices portées contre Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, Françoise d’Eaubonne, jeune romancière à succès, répond par ce livre écrit en quelques semaines et publié tambour battant par Julliard en 1951.

Dans ce texte, Françoise monte au front avec cette fougue qui lui a déjà valu l’ire de Françoise Mauriac avec qui elle ferraille. Elle s’en prend à tous les conservatismes s’exprimant sur la place des femmes (ou plutôt de « la femme » comme ils disent) dans la société. Et en la jouant fine : la psychanalyse et le communisme règnent en maître sur la vie intellectuelle de gauche de l’époque. (Vincent)

Le complexe de Diane sera réédité en 2021 par les éditions Julliard , avec une préface d’Elise Thiébaud, en lecture libre ici.

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1951 : Démons et merveilles

Paris, Pierre Seghers (coll. Poésie 51 n°137), 35 pages.

« Un recueil de poème très court, très hermétique (il me faut constamment chercher des mots et allusions) et très érudit (on n’en attend pas moins de Françoise d’Eaubonne :) ). De facture classique et traditionnel qui ne m’a pas émerveillé comme d’autres de ses (trop rares) poèmes.
Une lecture qui reste toutefois précieuse de sa rareté, de l’ouvrage et des mots. »

Un lecteur sur le Net

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