1956 : La Vie passionnée d’Arthur Rimbaud

Dans ce livre, Françoise ne montre pas seulement le poète, mais avant tout l’homme Rimbaud dans tous les hauts et les bas de sa vie, avec ses vices, ses éruptions de caractère. Le génie de Rimbaud éclate, avec son tempérament éruptif, sa fidélité absolue envers lui-même, qui se moque de toute morale bourgeoise, jusqu’à la transformation du poète en pur commerçant, qui ne s’intéresse plus qu’à faire de l’argent en Abyssinie en tant que marchand d’armes.

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1955 : Jours de chaleurs

Paris, Éditions de Paris, coll. série blonde, 249 pages.

L’Espagne, encore. Ce roman sentimental cache sous une apparente légèreté des souvenirs de jeunesse de Françoise : la guerre d’Espagne, la Campagne de France. L’héroïne du roman cache un secret, et une âme ardente qui n’est pas sans rapport avec celle de l’autrice. Les personnages secondaires sont probablement tirés du vivier des rencontres faites à la villa Les Pamplemousses de son enfance Toulousaine après la retirada, l’exode des républicain(e)s espagnol(e)s en 1939. (Vincent)

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1955 : J’ai vu, j’ai pleuré, j’ai serré les poings

1955 J’ai vu, j’ai pleuré, J’ai serré les poings

1955, Françoise est en Algérie. Après l’expérience de la guerre et des horreurs du nazisme, elle vit en direct le racisme colonial, et en fait un article dans le journal Droits et libertés du 24 février 1955.

« Les aspects les plus répugnants du racisme que je haïssais si fort chez les Américains et les Anglais, à l’égard des noirs, des natives, je les vis dans toute leur hideur à Alger et à Constantine ; et cette fois, à ma grande humiliation, les racistes n’étaient pas des Américains ni des nazis, mais des Français, mes compatriotes. »

Article suivi de celui du général Tubert, ancien maire d’Alger qui, sans être fondamentalement anticolonialiste, s’insurge avec virulence contre le traitement réservé à la population d’origine de ces terres et la politique coloniale française.

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1954 : La Hollandaise volante

Diffusée par Radio-Lille.

Probablement perdu, donc nous ne pouvons que spéculer sur cette Hollandaise volante.

Le Hollandais volant est l’archétype des vaisseaux fantômes, en bonne place dans les contes et légendes que se transmettaient et se transmettent encore les gens de mer. Il représente le funeste présage à ne pas croiser sur sa route, car c’est un bateau dont l’équipage a été maudit et condamné à errer sur les flots pour l’éternité.

C’est donc très certainement un conte maritime que proposait Françoise, comme 4 ans plus tard Le Gabier de Surcouf. Notons que le Hollandais est devenue une Hollandaise, et qu’il y a fort à parier qu’elle en a fait une capitaine de vaisseau pirate ou corsaire ; il est même bien possible que l’équipage entier fut féminin. Malédiction pour les hommes qui croisaient leur route ! (Vincent)

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1954 : Le Quadrille des matamores

Plon, 1954

Ce Quadrille, non lu, revient sur la galerie de personnages évoqués dans Chiennes de jeunesse. C’est tout l’entourage foutraque de ses parents Etienne et Rosita, tel qu’elle se le remémore, qui réapparait là : Les réfugiées de la guerre d’Espagne croisent des figures de l’époque,  d’authentiques mythomanes et quelques escrocs, qui sont parfois les mêmes.

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