Prise d’indépendance, tentative ratée…

Prise d’indépendance, tentative ratée…

Dégoupilleur de matrimoine, ce n’est pas un métier, nulle chance que votre correspondant(e) ANPE ne valide votre projet professionnel avec un tel intitulé. Mais c’est une activité suffisamment prenante pour que des âmes pleines de sollicitude me demande de temps si ce n’est pas trop lourd à porter ? Et si, d’aventure, j’ai quand même une vie personnelle ?

Entendant bien la discrète incitation à lâcher la main de ma maman il m’arrive de considérer que je peux me permettre, à 67 ans, de faire preuve d’une certaine autonomie.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai passé un coup de fil à une grande copine devant l’Eternelle, première adjointe d’une importante ville de la périphérie de Nantes (le détail à son importance), pour lui proposer une de ces ballades à vélo que nous nous octroyons quand elle peut elle-même lâcher la main de sa municipalité.

Nous voilà donc, par un beau dimanche, pédalant plein d’entrain (enfin moi un peu moins sortant d’un petit covidou) sur les beaux chemins du bord du Sens, affluent d’affluent local. C’est donc fier de mon indépendance retrouvée et l’esprit léger que je fais les 15 premiers kilomètres jusqu’à un petit pont, et là… Patatras !

Nous étions, et je vous assure que ne le savais pas avant de le découvrir, sur la passerelle Françoise d’Eaubonne – 1920-2005 – Autrice, militante féministe et écologiste française, un QR code proposant même de découvrir la vie de cette femme extraordinaire.

Il faut être réaliste, ou philosophe, je ne sais : il y a des moments où l’on ne peut pas lutter. Je suis donc rentré à la maison m’occupper de ma maman.

J’ai quand même dans l’idée de lancer un concours, qui sera doté d’un livre dédicacé par Françoise (à travers moi, c’est le mieux que je puisse faire) : me doutant bien que ce n’est pas la seule initiative de ce genre, je vous invite à m’envoyer des photos de vos plus belles trouvailles.

Ma camarade cyclopédiste et néanmoins à la tête de l’équipe municipale m’informe que le nom de Françoise est parmi ceux évoqués pour baptiser une salle.

Dans un ancien presbytère.

Destinée aux cérémonies de mariage.

Si cela se fait, j’avoue qu’elle marquera des points pour le concours !

Causes communes, Tome 1

Causes communes, Tome 1

Voici le premier tome de Françoise d’Eaubonne – Causes communes, à paraitre dans la collection Anamnèse des éditions Grevis le 13 juin. Pauline Launay, son éditorialiste qui n’est pas une inconnue ici, le présente ainsi :

Depuis la pensée de Françoise d’Eaubonne, pionnière de l’écoféminisme en France, cet ouvrage collectif explore les alliances révolutionnaires, la légitimité de la contre-violence et les mutations nécessaires face aux crises sociales et écologiques. En croisant les regards de penseuses et d’activistes, il redonne toute son actualité à l’héritage de celle qui refusa tout compromis entre le combat écologique et la défense des corps relégués aux marges. Un appel à ancrer nos luttes dans la densité du vivant et à construire un avenir d’émancipation. 

Au sommaire : 

Révolutions sexuelles – Blanche Plaquevent
Penser Queer – Bénédicte Gattère
Psychiatres, nous sommes venus vous guérir – Romain Bonnel
Misogynie et antisémitisme – Danielle Roth-Johnson
Nous, pour la suite du monde – Laurie Gagnon-Bouchard
Femmes Vie Liberté – Pauline Langlois & Sarah Marcha
Écologie et féminisme dans Histoires d’Elles – Anna Trespeuch
Contre-violence – Isabelle Cambourakis
Famille / Énergie nucléaire – Geneviève Pruvost
Retour à la terre – Constance Rimlinger 

Ces textes sont la suite écrite des interventions qui ont eu lieu pendant la rencontre internationale de trois jours autour de Françoise qui s’est tenue à l’automne 2022, sous l’égide de l’IMEC et de l’Université de Caen pour partenaires principaux.

La parution du second tome est prévue pour l’année prochaine. Je vais, en accord avec les éditions Grevis et si possible avant la sortie, réaliser une mise en forme d’extraits, et je vous en préviendrais.

Ariel Salleh vient en France

Ariel Salleh vient en France

Ariel Salleh, chercheuse australienne et figure mondiale de l’écoféminisme, sera en France du 19 au 28 mai. Voici deux moments où l’on pourrait se croiser :

Le 20, elle participe à une journée d’étude à La Sorbonne autour des écomarxismes, avec entre autres Sara Marano, Daniel Tanuro et Michael Löwy. Ouvert au public sur inscription préalable nécessaire pour accéder à l’Université.

Le 22, elle sera à la librairie Utopia en duo avec Geneviève Pruvost pour une discussion animée par Fabrice Flipo qui entre autres anime la revue Bifurcation/s.

Le 26 elle sera  à Toulouse à la Maison de la Recherche.

Le 28, enfin, elle sera à Marseille pour une rencontre publique avec Jeanne Burgat-Goutal qui a préfacé l’édition française de son livre. Ce sera au 27 Bd Philippon et je mettrais l’heure dès qu’elle sera connue.

Ariel a rencontré brièvement Françoise par l’intermédiaire de Julia Kristeva au début des années 80 et, comme elle le dit elle-même, ce n’est que récemment qu’elle a accédé à son œuvre, étant à l’époque dans d’autres courants, et notamment celui de L’Ecole de Blelefeld et du féminisme de subsistance de Maria Mies, que Françoise n’a pas connue.

Je vous recommande vivement le livre d’Ariel, Ecofeminism as Politics : nature, Marx, and the postmodern enfin traduit 30 ans après sa parution en Anglais sous le titre Pour une politique écoféministe, ouvrage fondateur de début 1990. Elle y  introduit des concepts politiques tels que le « matérialisme incarné » et la « classe méta-industrielle » pour analyser le travail pratique et l’épistémologie de la compréhension des systèmes naturels qui rendent possible la vie sur terre partagée par les femmes, les agriculteurs et les peuples autochtones.

Fatima Ouassak publie « Comme Ali » chez Nouvelles Lunes

Fatima Ouassak publie « Comme Ali » chez Nouvelles Lunes

A 21h, au @pointephemere à Paris, la grande amie posthume de Françoise @elise_thiebaut et sa collection @nouvelles_lunes 🌒 fêtent la sortie du livre de @fatima_ouassak Comme Ali « avec une conférence performée qui nous surprendra », nous le promet Élise.

Grâce à la librairie l’Ere, les autres livres de la collection seront aussi présents avec leurs autrices :

  • Le sexocide des sorcières de Françoise d’Eaubonne
  • 2060 de Lauren Bastide
  • La Femme aux mains qui parlent de Louise Mey
  • Le Faux Souvenir de Sabrina Kassa