Ariel Salleh, chercheuse australienne et figure mondiale de l’écoféminisme, sera en France du 19 au 28 mai. Voici deux moments où l’on pourrait se croiser :
Le 20, elle participe à une journée d’étude à La Sorbonne autour des écomarxismes, avec entre autres Sara Marano, Daniel Tanuro et Michael Löwy. Ouvert au public sur inscription préalable nécessaire pour accéder à l’Université.
Le 22, elle sera à la librairie Utopia en duo avec Geneviève Pruvost pour une discussion animée par Fabrice Flipo qui entre autres anime la revue Bifurcation/s.
Le 26 elle sera à Toulouse à la Maison de la Recherche.
Le 28, enfin, elle sera à Marseille pour une rencontre publique avec Jeanne Burgat-Goutal qui a préfacé l’édition française de son livre. Ce sera au 27 Bd Philippon et je mettrais l’heure dès qu’elle sera connue.
Ariel a rencontré brièvement Françoise par l’intermédiaire de Julia Kristeva au début des années 80 et, comme elle le dit elle-même, ce n’est que récemment qu’elle a accédé à son œuvre, étant à l’époque dans d’autres courants, et notamment celui de L’Ecole de Blelefeld et du féminisme de subsistance de Maria Mies, que Françoise n’a pas connue.
Je vous recommande vivement le livre d’Ariel, Ecofeminism as Politics: nature, Marx, and the postmodern enfin traduit 30 ans après sa parution en Anglais sous le titre Pour une politique écoféministe, ouvrage fondateur de début 1990. Elle y introduit des concepts politiques tels que le « matérialisme incarné » et la « classe méta-industrielle » pour analyser le travail pratique et l’épistémologie de la compréhension des systèmes naturels qui rendent possible la vie sur terre partagée par les femmes, les agriculteurs et les peuples autochtones.




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