2001 : Mémoires irréductibles – De l’entre-deux guerres à l’an 2000

Paris, Dagorno, 1135 pages.

Tout un siècle (ou presque) ! Ce volumineux recueil regroupe les différents tomes de mémoires de Françoise d’Eaubonne déjà publiés à différents moments de sa vie : Chienne de jeunesse (pour la période de 1930 à 1945), Les Monstres de l’été (de 1945 à 1965), L’Indicateur du réseau (qui balaye différentes époques jusqu’en 1978), ainsi qu’un tome édité ici pour la première fois, Les Feux du crépuscule (où l’autrice, approchant de la fin de sa vie, se tourne une ultime fois sur son XXe siècle).

Un ou deux autres manuscrits autobiographiques n’ont, jusqu’à présent, jamais fait l’objet d’une édition. (Alain)

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2000 : De la construction à la destruction de la subjectivité féminine

2000 : De la construction à la destruction de la subjectivité féminine

« Où la marchandise disparaît, la femme se fait marchandise avec l’alibi religieux et familialiste. »

« L’individu féminin, cible de choix en même temps qu’outil privilégié de propagande — surtout quand ce féminin est parcellisé, beauté, consommation, hygiène des enfants, etc. — se voit propulsé au top niveau de cette entreprise de fabrication d’une subjectivité comptabilisée et rentable. »

« L’État est réduit à sa « dimension policière et guerrière », ce qui relève du populisme le plus informé par l’obsession sécuritaire. La volonté de construire un système politique est totalement anesthésiée, le social rejeté hors champ, et les intentions d’organisation et de relations, valables, nouvelles, si présentes dans les Seventies, sont totalement niées par ce jeu des lois marchandes. »

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