1951 : Démons et merveilles

Paris, Pierre Seghers (coll. Poésie 51 n°137), 35 pages.

« Un recueil de poème très court, très hermétique (il me faut constamment chercher des mots et allusions) et très érudit (on n’en attend pas moins de Françoise d’Eaubonne :) ). De facture classique et traditionnel qui ne m’a pas émerveillé comme d’autres de ses (trop rares) poèmes.
Une lecture qui reste toutefois précieuse de sa rareté, de l’ouvrage et des mots. »

Un lecteur sur le Net

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1951 : A flight of a Falcon

McGraw-Hill Book Company.

English translation by Naomi Walford of Comme un vol de gerfauts. Awarded the Prix des Lecteurs in 1947, this long novel heralds the themes and forms dear to Françoise’s heart, which were to recur throughout her novels. The sea, its buccaneering and shipwrecks (at her request, Françoise’s ashes will be scattered by a sailing ship off the Morbihan), and above all the historical novel transformed into a psychological narrative, because it seemed to her that this form was “more accessible to our modern sensibility”, as she says in the introduction. Hence our feeling, according to Élise Thiébaut, “of living the adventures from the inside”, reinforced by striking, highly pictorial descriptions. (Vincent)

Translated with DeepL.com (free version)

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1950 : Unbezähmbar schlägt das Herz

Titre original Indomptable Murcie, traduction Franz Geiger, Franz Ehrenwirth Verlag, Munich, 1950, 374 pages

Traduction allemande de Indomptable Murcie. Même si ce livre est dédié à l’âme de son père, ce sont ses racines espagnoles que Françoise évoque à travers l’histoire de cette femme dépossédée parce que rebelle, qui ira, à la tête de sa cuadrilla, se faire tuer par les Français devant Saragosse en 1816, pendant la guerre d’occupation napoléonienne.

Dans ce roman plein d’amour, de bruit et de fureur, dont la partie « Sangre y Fuego » représente la moitié des 550 pages, Françoise perfectionne son art de la description percutante, qui nous plonge au cœur de l’action, décrite avec une minutie pittoresque.

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1949 : Indomptable Murcie

René Julliard, coll. Sequana, 559 pages.

Si ce livre est dédié à l’âme de son père, c’est bien ses racines espagnoles que Françoise évoque à travers l’histoire de cette femme, dépossédée parce que rebelle, qui ira, à la tête de sa Cuadrilla, se faire tuer par les français devant Saragosse en 1816 pendant la guerre d’occupation napoléonnienne.

Dans ce roman d’amour, de bruit et de fureur, la partie « Sangre y Fuego » faisant la moitié des 550 pages, Françoise perfectionne son art de la description saisissante qui nous transporte au cœur de l’action, décrite avec une minutie picturale.

Pour illustrer, je vous propose cette chanson interpretée par Marina Rossel, un femmage aux combattantes espagnoles de 1936

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1947 : Comme un vol de gerfauts

Éditions Julliard, coll. Sequana, 526 pages.

Prix des Lecteurs 1947, ce roman fleuve annonce des thèmes et formes chères à Françoise que l’on retrouvera tout au long de son œuvre romanesque. La mer, sa flibuste et ses naufrages (à sa demande, les cendres de Françoise seront dispersées par un voilier au large du Morbihan), et surtout le roman historique transformé en récit psychologique, car il lui semblait que cette forme était « plus accessible à notre sensibilité moderne », comme elle le dit dans l’introduction. D’où notre sentiment, selon Élise Thiébaut, « de vivre les aventures de l’intérieur », renforcé par de saisissantes descriptions très picturales.

On pourra lire avec curiosuité la narration de la remise du prix des lecteurs dans La gazette littéraire de 1947 : c’est un protrait cruel de ce que devait à l’époque subirt une femme en littérature, et dit combien il fallait être solide face à tant de condescendance méprisante. (Vincent)

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1944 : Le Cœur de Watteau

Éditions Julliard, 354 pages.

Écrit entre 1942 et 1943, ce roman est une succession d’images fouillées et de dialogues truculents. La misère des temps que Françoise traverse comme elle peut trouve un écho dans les descriptions qu’elle fait de la vie populaire sous Louis XIV. Tout un monde d’artisans, de boutiquiers et de soldats du rang revit au fil des pages, en toile de fond de la vie et des peintures d’Antoine Watteau. Les femmes y sont aussi bien présentes, notamment Morena qui incarne l’indépendance durement conquise et préservée. Ce roman à la structure très construite et maitrisée est d’une étonnante maturité pour une autrice de 22 ans. (Vincent)

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