1947 : Comme un vol de gerfauts

Éditions Julliard, coll. Sequana, 526 pages.

Prix des Lecteurs 1947, ce roman fleuve annonce des thèmes et formes chères à Françoise que l’on retrouvera tout au long de son œuvre romanesque. La mer, sa flibuste et ses naufrages (à sa demande, les cendres de Françoise seront dispersées par un voilier au large du Morbihan), et surtout le roman historique transformé en récit psychologique, car il lui semblait que cette forme était « plus accessible à notre sensibilité moderne », comme elle le dit dans l’introduction. D’où notre sentiment, selon Élise Thiébaut, « de vivre les aventures de l’intérieur », renforcé par de saisissantes descriptions très picturales.

On pourra lire avec curiosuité la narration de la remise du prix des lecteurs dans La gazette littéraire de 1947 : c’est un protrait cruel de ce que devait à l’époque subirt une femme en littérature, et dit combien il fallait être solide face à tant de condescendance méprisante. (Vincent)

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