1963 : Jusqu’à la gauche

Paris, Buchet / Chastel, 391 pages.

On peut considérer ce livre comme la suite de Je voulais être une femme, paru l’année précédente. Le procédé littéraire employé ici est en tout cas similaire.

Notre héroïne, dans cet opus, se plonge dans la résistance à la guerre d’Algérie et l’épopée est picaresque : Mamerloy, un personnage principal, aurait été digne de figurer à la table de la villa Les pamplemousses à Toulouse ou Françoise passa une jeunesse colorée des personnages les plus fantasques.

Mamerloy, elle le retrouvera plus tard sur son chemin : c’est Roland Perrot, qui fonda Longo Maï, aujourd’hui beau collectif coopératif qui connu des débuts à connotations sectaires, avec celui-ci dans le rôle de gourou. Françoise combattra (à l’excès ?) ces dérives, et l’affaire deviendra nationale.

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1963 : Bonne nuit, cher prince

Paris, Buchet-Chastel, 278 pages.

 » Ecrivain (faute de mieux) et doué de goûts amoureux particuliers, Nathan choisit, pour parler de ce qui l’obsède, de se transposer en personnage féminin.

………

Il s’agit d’un roman à double fond, d’un jeu de miroirs où sans répit un être passe de la vie au rêve et où la littérature renvoie à la réalité. L’auteur de Je voulais être une femme s’est sans doute dépassée ici en audace et même en brutalité, mais surtout en pathétique.  » (4ème de couverture)

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1963 : Balzac que voici

Paris, Les Editions du Sud, 345 pages

Ce roman biographique commence par une introduction de 3 pages, Le 19ème siècle et le triomphe de la bourgeoisie, qui s’achève ainsi :

« Certes, de 1830 jusqu’au premières decennies de notre XXème siècle, c’est l’âge d’or de la bourgeoisie, avec ce désagréable cauchemar de la Commune, tentative désespérée de la classe « possedée » pour secouer son joug ; c’est l’époque, dont la nôtre a gardé tant de nostalgie au coeur de ses classes moyennes, où le Franc est ferme comme roc, et par conséquent la morale patriarcale, sévère, pudibonde et figée. Où la petite fleur bleue se cultive d’autnt plus que l’or est obtenu au prix de la sueur et du sang… »

« Un ton vif, entraînant…Livre truffé d’anecdotes » (Nouvelles littéraires)

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1963 : La Vie de Franz Liszt

Paris, Éditions du Sud, Albin Michel, 335 pages

 » De même que l’expansion jacobine et napoléonnienne avaity tendu à libérer les peuples avant de leur donner une discipline nouvelle, l’école de Cinq brisa les chaînes dont la tyrannie italienne et classique chargeait le royaume de la musique ; en ce sens Balakirev et ses satellites, Borodine, Moussorgsky, César Cui, Rimsky-Korsakov furent les héritiers … du français Berlioz et du hongrois francisé Franz Lizt. Le premier était mort : le second reconnu les siens. …

…Franz Lizt représente la deuxième génération du romantisme musical. …La liberté d’interprêtation, leg de l’individualisme romantisque du XIXème siècle, est un acquis dû à Lizt et à lui seul. « 

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1962 : Cristina de Suecia

Éditions Renacimiento, 283 pages

Traduction espagnole de Je m’appelle Kristine par Leonor T. de Paiz.

Les Mémoires d’Hadrien, le monument de Marguerite Yourcenar paru 7 ans plus tôt, ne peut que nous revenir à l’esprit à la lecture du roman de Françoise. Et ce n’est pas les indices transparents qu’elle a laissés qui infirmeront ce constat. On pourrait penser à une imitation stylistique, alors qu’il faut y voir ce que ces deux grandes autrices partageaient : une vraie connaissance des Grecs et des Latins.

Connaissance que Françoise met au service de son propos qui, toujours, aura été de dire : Femmes ! Soyez fières d’être ! C’est bien grâce à ce propos que j’aurai tout naturellement, dès mes lectures enfance, été amené à considérer qu’un héros épique pouvait aussi bien être une héroïne.

Avec Kristine de Suède, Françoise brosse une figure historique à la hauteur de son intention. Amie et correpondante des plus grandes figures intellectuelles et scientifiques de son siècle, cheville ouvrière du traité de Westphalie, aventureuse et batailleuse, diplomate et pacificatrice, la reine Kristine fut sans conteste l’un des plus importants personnages de l’Europe de son époque. (Vincent)

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1962 : Eros Noir

Paris, Le Terrain Vague, 326 pages.

Dédié à Christiane Rochefort dont le « Repos du guerrier » a été brûlé dans un catholique état Sud-américain.

Sujets principaux du livre : Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) ; Leopold von Sacher-Masoch, (1836-1895)L’Arétin (1492-1556) ; Nicolas-Edme Rétif de La Bretonne (1734-1806). Nombre de grandes figures des derniers siècles y sont aussi évoquées.

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