Soirée Françoise d’Eaubonne reportée au 11 mai

Soirée Françoise d’Eaubonne reportée au 11 mai

 

— Dernière heure —

Nous sommes obligé•es de reporter au jeudi 11 mai, à 19 h, la soirée Françoise d’Eaubonne prévue pour le jeudi 23 mars à L’Espace des femmes – Antoinette Fouque (35, rue Jacob, Paris 6ème), ce 23 mars étant une journée de mobilisation contre la réforme des retraites et contre le déni démocratique que constitue le recours à l’article 49.3 de la Constitution.

NON À LA RETRAITE À 64 ANS !

NON AU 49.3 !

✊🏼

 

Soirée spéciale Françoise d’Eaubonne

Soirée spéciale Françoise d’Eaubonne

À l’occasion de la sortie ce mois-ci de la réédition de trois ouvrages de Françoise :

  • Écologie/Féminisme – Révolution ou mutation ? (édition Le Passager Clandestin),
  • Le Sexocide des sorcières (édition Au diable vauvert),
  • Contre-violence ou la Résistance à l’État (édition Cambourakis),

la bande à d’Eaubonnot organise une soirée spéciale le 23 mars, à 19 H, à l’Espace des femmes – Antoinette Fouque (35 rue Jacob, Paris 6ème), avec la participation des éditrices,  de Geneviève Pruvost et de Taous Merakchi.

Vous y êtes chaleureusement invité•es. Notez que la soirée se déroulera sous réserve, bien sûr, que le mouvement social en cours  ne nous amène à la reporter.

Indépendance et souveraineté [rires]

Indépendance et souveraineté [rires]

C’est dans les années 1950 qu’en parallèle au développement de l’armement atomique la France s’est engagée dans la construction des premières centrales nucléaires françaises. Puis c’est au début des années 1970 que le gouvernement de l’époque a fait le choix du « tout nucléaire » pour la production d’électricité. Et c’est à la fin du siècle dernier que la France est devenue le deuxième pays producteur d’électricité à base d’énergie nucléaire.

Tout au long de ces décennies et jusqu’à aujourd’hui, le principal argument avancé par les chefs d’État et les gouvernements successifs pour imposer ce choix délirant a été la fameuse « indépendance énergétique de la France ». Ainsi, le 10 février dernier, pour justifier sa décision de relancer la construction de centrales nucléaires, le président français a annoncé la « renaissance » du nucléaire français en nous vantant la « souveraineté » nationale.

Souveraineté ?

Depuis le début de l’histoire du nucléaire « civil » français, la construction des centrales s’est faite en réalité grâce aux multinationales américaines et à leurs technologies. Le sabotage exécuté en mai 1975 par Françoise d’Eaubonne, selon ses écrits, sur le chantier de la construction de la centrale de Fessenheim (la première centrale nucléaire française de type réacteur à eau pressurisée) a pourtant eu le mérite de démontrer le côté poudre perlimpinpinesque de l’argument de la souveraineté. La conception de la centrale alsacienne reposait en effet sur la technologie des réacteurs à eau pressurisée de l’entreprise américaine Westinghouse Electric, et la pompe du circuit hydraulique endommagée par l’explosion a dû être réparée, durant de longs mois, sur le territoire des États-Unis par cette même entreprise.

Indépendance ?

Par ailleurs, aucune centrale nucléaire ne peut fonctionner sans combustible, et notamment sans uranium. Or, le nucléaire français est extrêmement dépendant de ses importations d’uranium enrichi sans lequel ces monstres de béton ne seraient qu’horribles coquilles vides. Et savez-vous d’où provient la grande majorité de l’uranium enrichi qui sert à alimenter ces monstres à l’appétit titanesque ? De Russie ! (1) Que Poutine fasse la guerre à l’Ukraine, que l’armée russe et ses mercenaires bombardent depuis un an des villes, des hôpitaux, des infrastructures, des populations – et même une centrale nucléaire ! – ne change rien ; un récent article du site Reporterre nous apprend :

« La France a quasiment triplé ses importations d’uranium enrichi russe l’année dernière : 312 tonnes ont été livrées entre mars et novembre 2022, soit un tiers de la quantité nécessaire au fonctionnement des 56 centrales françaises pendant un an. »

Et si le même dictateur décidait demain un embargo sur les exportations russes d’uranium enrichi, les centrales nucléaires françaises seraient à la « souveraineté » et à « l’indépendance » ce que le Titanic fut à la croisière de plaisance.

(1) Sans compter que l’uranium naturel, qui a besoin d’être enrichi avant d’être utilisé, provient, lui, du Kazakhstan et d’Ouzbékistan.

Soutenons Pinar Selek

Soutenons Pinar Selek

Le jeudi 9 mars, le site Reporterre a publié une tribune en soutien à Pinar Selek, militante écoféministe menacée par le pouvoir turc. L’auteur de cette tribune, Guillaume Gamblin, est journaliste à la revue Silence et auteur de L’Insolente. Dialogues avec Pinar Selek aux éditions Cambourakis-Silence.

« Le 6 janvier, la justice turque lançait un mandat d’arrêt international à l’encontre de Pinar Selek, militante francoturque engagée dans la défense d’une écologie sociale. Face à des accusations inventées de toutes pièces pour la faire taire, voici à nouveau cette figure emblématique de la résistance à l’autoritarisme convoquée à une audience à Istanbul, le 31 mars, par un pouvoir qui a fait d’elle une “terroriste”. »

Dans une préface au livre de Janet Bielh consacré à Murray Bookchin, Écologie ou Catastrophe, Pinar Selek souligne combien il est important de montrer pourquoi la banalisation de l’esclavage des animaux ou l’occupation des forêts favorisent l’esclavage, la colonisation, l’exploitation des humains.

« C’est une même rationalité qui considère le vivant comme un simple produit de consommation et qui se donne la légitimité de remettre en “ordre” tout ce qui serait chaotique, marginal et extérieur à elle-même. L’écologie peut devenir un levier important d’opposition au capitalisme, à condition de ne pas omettre les rapports de domination ».

Et dans cet appel à soutenir Pınar Selek, Guillaume Gamblin demande :

« Comment ce gouvernement ultraconservateur pourrait-il tolérer une femme engagée pour la construction d’une paix juste avec les Kurdes, pour la reconnaissance du génocide des Arménien·nes, contre le service militaire, et qui a créé des dynamiques de convergence entre milieux féministes, LGBTQI+, antimilitaristes et écologistes ? »

La pétition de soutien à Pinar Selek, enseignante-chercheure à l’Université Côte d’Azur, est à signer ici.

Le 8 mars de Françoise d’Eaubonne

Le 8 mars de Françoise d’Eaubonne

 

En cette journée internationale des droits des femmes, le président de la République n’a rien trouvé de mieux que de tenter un nouveau geste d’illusionniste. Alors que les femmes sont nombreuses à dénoncer la contre-réforme des retraites, il cherche à détourner leur attention en prétendant rendre un hommage à l’avocate féministe Gisèle Halimi. Le comité Droits des femmes a appelé à un rassemblement ce matin à Coutances (Normandie), devant l’allée Gisèle-Halimi, pour dénoncer cette misérable récupération.

« Je suis extrêmement choquée » s’indigne Chantal Tambour, la présidente du comité, « le président est resté silencieux depuis trois ans à toutes les demandes pour un hommage national à Gisèle Halimi et il décide de le faire alors qu’il y a de grandes manifestations contre la réforme des retraites. »

Ce 8 mars toujours, notre amie Karine Lanini nous signale que Livres hebdo, la référence pour tous les professionnels de l’édition et les libraires, mentionne enfin Françoise d’Eaubonne en annonçant deux des trois rééditions en cours.

« À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, de nombreuses publications viennent irriguer une production déjà pléthorique sur les femmes et le féminisme. Parmi elles, citons la réédition de deux titres de Françoise d’Eaubonne : Contre-violence ou la résistance à l’État (Cambourakis) et Le Sexocide des sorcières (Au diable vauvert). »

Et c’est le lendemain, soit le 9 mars, que sortira la réédition du Sexocide des sorcières au Diable vauvert, dans la collection Nouvelles lunes créée par notre amie Élise Thiébaut.

🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂

Enfin, cerise sur le gâteau, nous sommes heureux•ses de saluer ce 8 mars le premier anniversaire de notre site web.

🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂🎂

Une soirée émouvante

Une soirée émouvante

 

Très belle avant-première à Nantes pour le film de Manon Aubel.

Salle pleine, l’organisation a refusé du monde. Olivier Brumelot, coordinateur des documentaires France 3 Région (qui co-produit le film avec Sancho and Co) a rappelé combien il était important de faire connaître Françoise d’Eaubonne autrice d’une oeuvre immense et injustement méconnue. Il a souligné aussi que, compte-tenu des engagements de Françoise et au vu de l’actualité des luttes en Pays de la Loire (ZAD de ND des Landes) et du Grand-Eest (Bure), la télévision de service public s’inscrivait pleinement dans sa mission en diffusant ce film dans ces régions.

Manon Aubel a été ovationnée pour la qualité de son travail. J’ai eu plusieurs retours qui ne tarissaient pas d’éloges, de la part de personnes dont l’avis éclairé compte pour moi, qui considèrent que c’est vraiment un très bon documentaire.

Le film sera donc visible ce soir 2 mars, à 22 h 45,  sur France 3 Région Pays de la Loire et Région Grand-Est. Il est déjà accessible en ligne, sur le site de France 3 Régions, accompagné d’un article de présentation. Et le site web Rue89 Strasbourg publie une interview de la réalisatrice. Enfin, les critiques dans les Dernières Nouvelles d’Alsace et l’Est Républicain sont très bien.

En conclusion, bravo Manon et merci à la production et à la diffusion !