1998 : Françoise part en Amérique

1998 Montana

En 1998, Françoise est invitée, au titre de S.O.S Sexisme, à un colloque dans le Montana. Ce sera toute une épopée, tant Françoise avait une infinie faculté à merveilleusement se perdre, ne parlant de surcroît pas un mot d’Anglais.

C’est ainsi que, selon un témoignage de l’époque, les organisataires du colloque eurent des sueurs froides : elle disparut pendant 48 heures pour réapparaître miraculeusement. Où était-elle passée ? C’est aujourd’hui un mystère…

Le document joint est une courte note de sa main qui présente son projet d’intervention.

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1997 : Lettre ouverte à Jean-Paul II

1997 Lettre ouverte à Jean-Paul 2
Françoise, qui travaille à ce moment-là sur Le Sexocide des sorcières, réagit à l’amende honorable que vient de faire l’Église concernant son attitude envers le peuple juif, pour demander au pape en exercice de se pencher sur le sort fait aux femmes dans les procès en sorcellerie qui, durant plus de deux siècles, plongèrent l’Europe dans une folie qu’elle nommera sexocide.

 

« … La sorcière a donc représenté, pendant deux siècles d’horreurs et de supplices infligés par une culture intégriste, le summum de l’allergie au féminin déjà si largement manifestée, et au plus haut niveau, depuis les premiers siècles de l’Église triomphante. »

Françoise d’Eaubonne

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1997 : Retour sur Écologie/Féminisme

1998 ; Retour sur Ecologie/féminisme

En 1997, pour la revue Silence de Solange Fernex où s’exprimeront aussi Vandana Shiva et Wangana Mathari, Françoise évoque Écologie/Féminisme, révolution ou mutation ?

Vingt ans après la publication de son livre, elle s’inquiète de la domination par le numérique, appelle les femmes à organiser la résistance du charnel face au virtuel, et rappelle que « En mai 68, on clamait « l’imagination au pouvoir ». Aujourd’hui, le pouvoir a conquis l’imaginaire ».

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1996 : Une rose pour Violette

1996 Une rose pour Violette

Romancière née en 1907 et disparue en 1972, Violette Leduc a fortement marqué Françoise d’Eaubonne. Les deux écrivaines furent d’ailleurs amies. Pour un colloque Violette Leduc organisé à l’Université Charles-de-Gaulle à Lille, les 15 et 16 mars 1996, Françoise a écrit ce texte à propos de la difficile réception par le public français de l’œuvre remarquable « d’une écrivaine si prodigieusement douée »

« Faim d’amour, asphyxie de solitaire, ressassement infini de cet « océan de larmes » comme elle se baptisait elle-même, voilà qui irritait et décontenançait le lecteur français de ces années-là. Si La Bâtarde apporta à Violette une juste revanche, ce fut surtout en raison de la hardiesse des tableaux de mœurs et du cruel miroir où l’auteur osait se refléter pour tendre à son lecteur un exemple imprévu de regard sur soi- même. »

Françoise d’Eaubonne

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1992 : Elixir-élections

1992 Élixir-élections

Au début des années 1990, alors que le rejet de l’autre, le racisme et la haine avaient de plus en plus droit de cité dans les médias et dans le débat public, Françoise fit paraître dans le numéro de mai 1992 de L’Imbécile de Paris (« journal d’humour et d’opinions interdit aux journalistes ») un petit article expliquant pourquoi elle refusait depuis toujours de mettre un bulletin dans l’urne électorale, même pour faire barrage à la peste émotionnelle.

« Le peuple renonce à son pouvoir au moment où il croit l’exercer.’ C’est Sun Yat-Sen qui écrivit cet aphorisme après avoir étudié le mécanisme des élections françaises, avant de renverser le plus vieux pouvoir féodal du monde, le chinois, en 1911. »

Françoise d’Eaubonne

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1991 : À propos de la RAF selon Joachim Bruhn

1991 : À propos de la RAF selon Joachim Bruhn

Au début des années 1990, dans le contexte de l’effondrement du bloc soviétique, s’amorce dans Temps critiques un débat sur la Fraction Armée Rouge (RAF). Les prisonniers de la RAF sont alors en grève de la faim pour un certain nombre de revendications vitales, ce qui suscite une violente critique de Joachim Bruhn (homme politique allemand, éditeur et donneur de leçons de pureté révolutionnaire). Françoise participe à ces controverses, à travers ce texte paru en avril 1991, « À propos de la RAF selon Joachim Bruhn ».

Il peut être intéressant de signaler que, selon sa fiche Wikipédia en Allemand, Joachim Bruhn aurait déclaré en 2003 : « Il ne peut y avoir de critique de l’État d’Israël qui n’est pas antisémite […] La tâche des communistes anti-allemands n’est pas de s’identifier à Israël, car Israël n’est pas le substitut de la “patrie des travailleurs”, mais d’expliquer pourquoi il est nécessaire de se mettre inconditionnellement derrière Israël et aussi derrière Ariel Sharon : à savoir dans l’intérêt de la société mondiale sans État et sans classe. »

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