1976 : La révolution amoureuse

1976 La Révolution amoureuse
À la grande époque de La Gueule ouverte (journal écologiste et politique fondé en 1972), les colonnes de l’hebdomadaire proposaient des débats qui portaient sur divers sujets, comme la non-violence ou les questionnements sur l’amour et la sexualité. Françoise participait souvent à ces controverses. Dans le numéro daté du 29 décembre 1976, elle répondait à Isabelle Cabut, alors directrice de la publication, en s’attaquant au « mythe de la vie privée » et en promouvant la « révolution amoureuse ».
« Il n’est pas question de supprimer l’amour, mais au contraire de l’étendre. Et de savoir que, sitôt connue cette ‘relation privilégiée’ qui est une des chances de l’humain, elle doit être élargie à plusieurs sous peine de disparaître. »

Françoise d’Eaubonne

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1976 : De la révolution écologique planétaire aux isoloirs de Lalonde

1976 De la révolution écologique planétaire à l’isoloir de Lalonde

En 1974, Françoise avait participé à la campagne électorale du premier candidat écologiste à l’élection présidentielle française et avait soutenu la candidature de René Dumont alors qu’elle n’avait à-priori jamais voté, (ou peut-être durant sa période au PC, par devoir de parti ? ) ? et ne re-votera jamais plus.

Deux ans plus tard, elle s’est élevée contre les tactiques électoralistes du mouvement écologiste (représenté par Brice Lalonde), fidèle à son positionnement selon lequel voter n’est pas une manière de changer le monde. (Voir Elixir-Élections).

« Au moment des Présidentielles, j’ai soutenu de tout cœur la campagne de René Dumont pour deux raisons : il était inéligible, le savait (…) et le public devait être, de toute urgence, informé des périls les plus criants, le nucléaire et le démographique. »

Françoise d’Eaubonne

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1976 : Le commando des non-vengeurs

1976 le commando des non-vengeurs

Le 5 mai 1976, Françoise, très en verve à cette période, écrit ce poème en mémoire de ses camarades tombé(e)s en Allemagne, Irlande, Espagne, Chili…

« … Ne vous y trompez pas, notre nom est DEMAIN

Nous respirons devant la porte

Ce bruit léger qui vous réveille ce n’est rien

Dites-vous ?

Pâlissez… »

Françoise d’Eaubonne

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1976 : Lettre à une GRECE qui n’est pas sans colonels

1976 Lettre au GRECE

Le 3 mai 1976, Françoise répond à l’invitation qui lui est faite à rejoindre le Groupe de Recherche et d’Etude pour une Civilisation Européenne dont l’objet, comme c’est étonnant, est de : défendre, illustrer et prolonger les « bases de la civilisation européenne ».

Cette élite intellectuelle, très au fait de la vie des idées, a jugé opportun de proposer à Françoise d’Eaubonne d’y adhérer. À Françoise d’Eaubonne ! Elle leur répond donc :

« Je n’ai pas plus de goût pour une philosophie ‘européenne’ à faire ricaner les nourrissons que pour la moustache tricolore de Glouton l’enzyme ou les érections piège à cons. Ni pour les vieux ringards Vichyssois qui traînent chez vous le bel avenir qu’ils ont derrière eux. Tous mes regrets. »

Françoise d’Eaubonne

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1974 : Appel des femmes du Mouvement Écologie-Féminisme

1974 : Appel du mouvement Ecologie Féminisme
Au retour d’une conférence sur la population tenue, à Genève, dans le cadre de l’ONU, Françoise et son Mouvement Écologie-Féminisme décident de lancer un Appel à la grève de la procréation. Ce texte sera publié dans le numéro du 9 septembre 1974 de Charlie-Hebdo. (C’est grâce à cet appel qu’Alain Lezongar fera la connaissance de Françoise, laquelle deviendra alors son amie la plus proche pour une trentaine d’années). Ce texte radical commence ainsi :
« Attendu que le plus grand péril qui menace dans un avenir très proche notre planète et notre espèce présente ce double aspect : surpopulation et destruction des ressources, à savoir : la catastrophe écologique… »

Françoise d’Eaubonne

Le texte est repris par Virginie Despentes, Beatrice Dalle, Casey et le Groupe Zerö dans le spectacle Troubles.

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1973 : La société mâle

1973 : La société mâle
En mai 1973, dans le n° 3 du Fléau social (journal d’un groupe du FHAR), Françoise répond à celleux qui refusent d’admettre que nous vivons dans une société mâle. Les femmes formant ce que Françoise appelle une « classe sexuelle », le mouvement de libération des femmes doit en conséquence s’attaquer à la société mâle et non seulement capitaliste ou bourgeoise.
« La victoire appartiendra demain à la revanche du Féminin, et pas seulement des femmes, contre le Masculin, et pas seulement les hommes. »

Françoise d’Eaubonne

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