1976 : La révolution amoureuse
Françoise d’Eaubonne
Françoise d’Eaubonne
En 1974, Françoise avait participé à la campagne électorale du premier candidat écologiste à l’élection présidentielle française et avait soutenu la candidature de René Dumont alors qu’elle n’avait à-priori jamais voté, (ou peut-être durant sa période au PC, par devoir de parti ? ) ? et ne re-votera jamais plus.
Deux ans plus tard, elle s’est élevée contre les tactiques électoralistes du mouvement écologiste (représenté par Brice Lalonde), fidèle à son positionnement selon lequel voter n’est pas une manière de changer le monde. (Voir Elixir-Élections).
« Au moment des Présidentielles, j’ai soutenu de tout cœur la campagne de René Dumont pour deux raisons : il était inéligible, le savait (…) et le public devait être, de toute urgence, informé des périls les plus criants, le nucléaire et le démographique. »
Françoise d’Eaubonne
Le 5 mai 1976, Françoise, très en verve à cette période, écrit ce poème en mémoire de ses camarades tombé(e)s en Allemagne, Irlande, Espagne, Chili…
« … Ne vous y trompez pas, notre nom est DEMAIN
Nous respirons devant la porte
Ce bruit léger qui vous réveille ce n’est rien
Dites-vous ?
Pâlissez… »
Françoise d’Eaubonne
Le 3 mai 1976, Françoise répond à l’invitation qui lui est faite à rejoindre le Groupe de Recherche et d’Etude pour une Civilisation Européenne dont l’objet, comme c’est étonnant, est de : défendre, illustrer et prolonger les « bases de la civilisation européenne ».
Cette élite intellectuelle, très au fait de la vie des idées, a jugé opportun de proposer à Françoise d’Eaubonne d’y adhérer. À Françoise d’Eaubonne ! Elle leur répond donc :
Françoise d’Eaubonne
Françoise d’Eaubonne
Le texte est repris par Virginie Despentes, Beatrice Dalle, Casey et le Groupe Zerö dans le spectacle Troubles.
Françoise d’Eaubonne
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