2025 : « France Fiction » par la Cie Les Unes et les Autres

Et si, en 1968, les gaullistes n’avaient pas gagné les élections ? Si, en 74, René Dumont avait été le premier président éécologiste ? Et, plus encore, si cela avait été l’amorce d’un virage profond, radical et anthropologique, le début de cette mutation de l’espèce que Françoise appellait de ses voeux ?

C’est sur ces prémisses que la Compagnie Les Unes et les Autres a construit sa pièce, France-Fiction:

…Et puis on a décidé de tout changer. Tout. Annuler la victoire des gaullistes en juin, donner dix fois plus de place aux femmes dans le mouvement, faire de l’écologie un sujet majeur du débat public. Une transition punk, spectaculaire, où les puissants se décomposent en direct, où l’ordre s’effrite à vue d’œil. Une uchronie joyeuse où les ouvertures, au lieu de se refermer, s’agrandiraient et s’incarneraient dans un véritable changement durable et profond…

C’est tout frais, et le festival d’Avignon servira de rampe de lancement. On y trouveras toute une galerie de personnages, dont une Françoise. Hâte de voir ça ! 

i

janvier 25 : Une évocation de Françoise

En janvier 2025, à l’occasion d’une rencontre autour de la déroissance, nantes patrimonia en a profité pour interwiever Vincent dans le cadre d’une série de podcasts courts, réalisés par l’équipe du médiAppartement de Radio Cavo, avec cette ligne éditoriale :

En écrivant quelques propos, puis en enregistrant des anecdotes et autres temps forts de la vie de femmes inspirantes, des lectrices et un lecteur s’engagent, pour faire connaître les femmes qui jalonnent les rues de leur quartier : Bottière/Pin Sec/Chénaie. Elles et il vous offrent ainsi l’occasion de déambuler à travers l’histoire et notre matrimoine, et à travers le parcours de femmes remarquables, et beaucoup trop souvent invisibilisées en raison de leur genre.

i

2024 : Il faut perdre la tête pour habiter nos corps

2024 Il faut perdre la tête pour habiter nos corps

Lors du colloque Écoféminismes européens (14 -15 novembre 2024) à l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes de l’Université de Haute-Alsace, un des après-midi fut consacré à Françoise d’Eaubonne.

Son fils Vincent présentait d’abord une communication intitulée COmment l’on devient Françoise d’Eaubonne : place du corps dans sa vie et son oeuvre.

Suivait l’intervention de Manon  Soavi, Il faut perdre la têtes pour habiter nos corps, faisant le lien entre l’urgence exprimée par d’Eaubonne de renouer avec nos corps pour dépasser l’idéologie patriarcale dualiste et la proposition de pratique de soi émancipatrice de la philosophie du Non-faire d’Itsuo Tsuda.

L’après-midi se poursuivait avec la projection du film de Manon Aubel Françoise d’Eaubonne une épopée écofémisniste et une table ronde avec les participant·es. Ci-jointes, les communications de Manon et Vincent.

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i

Octobre 24 : Les Rendez-vous de l’Histoire

En 1949 paraissait Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. En 2004, lors de l’édition des Rendez-vous de l’histoire sur « Les femmes et l’histoire », une table-ronde rassemblait Françoise d’Eaubonne, Natalie Zemon Davis, Geneviève Fraisse et Françoise Collin, sous la modération d’Ingrid Galster, pour analyser la réception du Deuxième Sexe en France et aux États-Unis, ainsi que son impact sur les courants féministes de part et d’autre de l’Atlantique. Françoise avait publié en 1951 Le complexe de Diane, en défense du livre de Simone de Beauvoir.

i

2024 : Rencontre d’Uzeste – Lutte des classes et lutte des sexes

Lors des récentes Rencontres d’Uzeste, Sandra Mevrel (professeure de philosopie) est intervenue sur ce thème en s’appuyant sur Françoise.

Elle souligne son intérêt de philosophe pour la cohérence de la pensée de Françoise, du Complexe de Diane de 1951 jusqu’à la fin de sa vie, et résume sa vision du marxisme en distinguant dans la pensée originelle ce qui a été négligé de la place centrale de la femme et de la nature dans la construction de la domination,  rappelant combien Françoise était en désaccord avec ceux qu’elle appelait les marxistes paresseux de son époque, communistes et gauchistes.

Dans son intervention, elle donne une définition claire et pédagogique de termes comme « oppression », « exploitation », « aliénation » dans la pensée de Françoise. Elle explique pourquoi Françoise ne jeta pas le bébé (Marx) avec l’eau du bain (le marxisme) et en quoi, toujours aussi visionnaire, elle préfigura la pensée contemporaine telle qu’elle s’exprime par exemple dans la partie Pour et contre Marx dans la récente traduction de Écoféminisme Politique d’Ariel Salleh.

i

2024 : La Société Philosophique de Bordeaux se penche sur l’œuvre de Françoise

À l’occasion de la sortie en poche de L’Amazone verte, le roman de Françoise d’Eaubonne, la Société Philosophique de Bordeaux se penche sur l’œuvre de Françoise à l’occasion d’une rencontre avec l’autrice du livre, Elise Thiébaut.

Une rencontre très intéressante, servie par une animatrice dont la réflexion pertinente ouvre à la reconnaissance de Françoise dans la philosophie. Le propos d’Elise, en incarnant Françoise, dit fort bien ce que l’écoféminisme apporte à la philosophie, en enracinement dans le réel des Corps et de la Terre.

i