Lors des récentes Rencontres d’Uzeste, Sandra Mevrel (professeure de philosopie) est intervenue sur ce thème en s’appuyant sur Françoise.
Elle souligne son intérêt de philosophe pour la cohérence de la pensée de Françoise, du Complexe de Diane de 1951 jusqu’à la fin de sa vie, et résume sa vision du marxisme en distinguant dans la pensée originelle ce qui a été négligé de la place centrale de la femme et de la nature dans la construction de la domination, rappelant combien Françoise était en désaccord avec ceux qu’elle appelait les marxistes paresseux de son époque, communistes et gauchistes.
Dans son intervention, elle donne une définition claire et pédagogique de termes comme « oppression », « exploitation », « aliénation » dans la pensée de Françoise. Elle explique pourquoi Françoise ne jeta pas le bébé (Marx) avec l’eau du bain (le marxisme) et en quoi, toujours aussi visionnaire, elle préfigura la pensée contemporaine telle qu’elle s’exprime par exemple dans la partie Pour et contre Marx dans la récente traduction de Écoféminisme Politique d’Ariel Salleh.