1964 : Emily Brontë

Pierre Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui n°120, 190 pages.
Note en attente de rédaction.

Pierre Seghers, coll. Poètes d’aujourd’hui n°120, 190 pages.
Note en attente de rédaction.

Paris, Julliard, 376 pages.
Initialement titré « Putain de jeunesse (l’éditeur refusera), ce premier tome de ses mémoires revisite son enfance, jusqu’en 1944. Il s’ouvre sur le Vert paradis où le Jardin tient une place prépondérante, comme « œuvre achevée de Dieu sur terre », puisque dans ces jeunes années Françoise était croyante. C’est « l’état naturel d’un enfant aimé, bien nourri, en contact immédiat avec la nature« .
Puis vient, avec le déménagement à Toulouse, Le temps de l’ennui. La crise économique des années 30 a paupérisé la famille d’Eaubonne, et le manque (« Ah ! Ces enfants qui ont toujours faim !« , se lamentait leur mère) pèse tant sur ses parents que disparaît aussi la tendresse filiale. Ce temps de l’ennui est un étouffement insupportable pour l’âme ardente de la petite Françoise qui trouve refuge et consolation dans les livres, l’écriture et le spectacle du monde dont quelques ahurissants spécimens fréquentent la maison, comme le mythomane Christian, l’un de ses personnages principaux dans Le Quadrille des Matamores. Pour autant, ces restrictions ne l’ont pas préparée à ce qui suivra après une brève parenthèse heureuse : la guerre est déclarée.
Dans son Toulouse privé de tout, avec des parents peu débrouillards pour faire face, elle connaîtra la faim – la vraie – et le froid, (qui auront raison de son père et de sa grand-mère) comme tant d’autres de sa génération. Elle recevra de plein fouet la révélation des camps de la mort, qui sont au-delà de l’horreur. Mais elle connaîtra aussi la Résistance, les solidarités des pauvres, et son premier vrai contrat littéraire.
De ce creuset, émergera une Françoise débarrassée du moralisme puritain et des convenances illusoires, bien décidée à crier « Jusqu’au dernier souffle, jusqu’au dernier râle, jusqu’au peloton de fusils ou au ronron de la veillée funèbre : je vous emmerde !«

Paris, Éditions du Sud, Albin Michel.
Textes de Yvonne Deslandres, Françoise d’Eaubonne, Henry Certign … [et al.] ; sous la direction de Pierre Waleffe, que Françoise croisera sur de nombreux livres ces années là.
La peinture, encore , qui traversera toute son œuvre, que l’on retrouve dans son style , et de loin en loin entre Le cœur de Watteau (1944) et Histoire de l’art et lutte des sexes (1978).
Paris, Buchet / Chastel, 391 pages.
On peut considérer ce livre comme la suite de Je voulais être une femme, paru l’année précédente. Le procédé littéraire employé ici est en tout cas similaire.
Notre héroïne, dans cet opus, se plonge dans la résistance à la guerre d’Algérie et l’épopée est picaresque : Mamerloy, un personnage principal, aurait été digne de figurer à la table de la villa Les pamplemousses à Toulouse ou Françoise passa une jeunesse colorée des personnages les plus fantasques.
Mamerloy, elle le retrouvera plus tard sur son chemin : c’est Roland Perrot, qui fonda Longo Maï, aujourd’hui beau collectif coopératif qui connu des débuts à connotations sectaires, avec celui-ci dans le rôle de gourou. Françoise combattra (à l’excès ?) ces dérives, et l’affaire deviendra nationale.

Paris, Buchet-Chastel, 278 pages.
» Ecrivain (faute de mieux) et doué de goûts amoureux particuliers, Nathan choisit, pour parler de ce qui l’obsède, de se transposer en personnage féminin.
………
Il s’agit d’un roman à double fond, d’un jeu de miroirs où sans répit un être passe de la vie au rêve et où la littérature renvoie à la réalité. L’auteur de Je voulais être une femme s’est sans doute dépassée ici en audace et même en brutalité, mais surtout en pathétique. » (4ème de couverture)

Paris, Les Editions du Sud, 345 pages
Ce roman biographique commence par une introduction de 3 pages, Le 19ème siècle et le triomphe de la bourgeoisie, qui s’achève ainsi :
« Certes, de 1830 jusqu’au premières decennies de notre XXème siècle, c’est l’âge d’or de la bourgeoisie, avec ce désagréable cauchemar de la Commune, tentative désespérée de la classe « possedée » pour secouer son joug ; c’est l’époque, dont la nôtre a gardé tant de nostalgie au coeur de ses classes moyennes, où le Franc est ferme comme roc, et par conséquent la morale patriarcale, sévère, pudibonde et figée. Où la petite fleur bleue se cultive d’autnt plus que l’or est obtenu au prix de la sueur et du sang… »
« Un ton vif, entraînant…Livre truffé d’anecdotes » (Nouvelles littéraires)
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