2019 : Portrait d’une anartiste

2019 : Anartiste

Le Matricule des Anges, mensuel d’information littéraire  indépendant qui se consacre notamment à faire connaitre des livres n’ayant pas le soutien du marketing médiatique, a publié cette année là un portrait de Françoise sous la plume d’Eric Dussert.

S’il contient une ou deux petites erreurs factuelles que nous faisions toustes ou presque à l’époque, (elle ne cofonda pas le MLF, et son enseignement en Amérique se limita à une invitation), il est néanmoins bien tourné. Il n’oublie pas d’y rappeler que la vie de Françoise, pour picaresque qu’elle fut, n’était pas facile et rend femmage (bien que l’écoféminisme de Françoise ne soit pas sa tasse de thé) à son courage et son indépendance.

Merci au Matricule des Anges pour son aimable autorisation de reproduction

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2019 : Introduction à « Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme » de Caroline Goldblum

2019 : Caroline Goldblum : « Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme »

L’ouvrage de Caroline Goldblum, édité au Passager clandestin dans la collection Les Précurseurs de la décroissance, est une excellente introduction à la pensée de Françoise. Nous en avons extrait la section intitulée « Itinéraire d’une pionnière », qui retrace brièvement le parcours de l’autrice et militante tout au long du XXe siècle.

Merci aux éditions du Passager clandestin pour l’autorisation de reproduction.

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2019 Guerre et fête : l’usurpation du pouvoir par les Amazones modernes de Françoise d’Eaubonne

2019 La Guerre et la Fête cycle des Bergères

En 2019, la Revue de littérature et d’arts modernes MuseMedusa publie ce texte de Pascale Joubi, alors doctorante à l’université de Montréal. Je la remercie, ainsi qu’ Andrea Oberhuber, directrice et rédactrice en chef de la revue, pour leur aimable autorisation de reproduction sur le site de Françoise.

Dans cette étude portant sur Le cycle des Bergères, le projet de l’autrice est double :  » …montrer en quoi Le Satellite de l’Amande et Les Bergères de l’apocalypse trouvent leur écho dans les préoccupations féministes actuelles » et, en s’intéressant  » aux modalités de reprise du mythe des Amazones dans les deux œuvres […]  caractérise(r] ce processus du devenir-Amazone » en analysant « …une communauté, soudée et puissante, de femmes […] Conduites par Éros et Thanatos. Les guerrières, dans les Bergères de l’apocalypse, tissent les liens sororaux et filiaux nécessaires à l’avènement de leur civilisation : à coup d’actes sacrificiels, elles renversent l’ordre sacré et usurpent le pouvoir à travers la guerre et la fête.« 

Avec la guerre et la fête l’autrice analyse en quoi les Amazones de Françoise oppose « un sacré de dissolution » au « sacré de cohésion » porté par l’Eglise et les institutions, et note plus loin que « L’œuvre d’Eaubonne comporte un intertexte religieux qui pourrait faire l’objet d’études intéressantes« . L’autrice a bien l’intuition des interrogations de Françoise dans la dernière partie de sa vie. Les Bergères sont contemporaines de son Sexocide des Sorcières qui contient une critique argumentée de textes de l’Eglise, et de sa Lettre ouverte à Jean-Paul II. Par la suite, elle publiera L’évangile selon Véronique, et ses archives contiennent de nombreux manuscrits inédits de ses dernières années interrogeant la religion de son enfance, tels que Sexe et Christianisme ou Les dissidents de la Croix.

Cette texte est un marqueur de l’état des connaissances d’alors sur l’œuvre de Françoise. L’autrice se penche sur le dyptique des Bergères de l’Apocalypse : elle ne pouvait savoir qu’un troisième volume, Un bonheur viril, existait. Il était alors à l’état de manuscrit inédit dans des archives dont le catalogue, d’une centaine de pages, n’existait pas encore. Le tryptique donc, réédité par Les Editions des Femmes-Antoinette Fouque en 2022, porte d’ailleurs le nom de Trilogie du Losange. De même, l’autrice ne pouvait avoir connaissance des différentes nouvelles de Françoise qui s’inscrivent dans les monde des Bergères, non encore republiées.

Plus généralement, l’autrice note que l’œuvre de  Françoise qui compte une soixantaine d’œuvres (en réalité plus de cent) est aujourd’hui connue seulement de quelques happy few ayant pu mettre la main sur ses œuvres ou de quelques intéressés de l’écoféminisme. Ces quelques lignes de 2019 sont significatives de son invisibilisation passée comme de sa résurgence contemporaine, seulement sept ans après (cette note d’introduction est écrite en mai 2026) : avec plus de 15 livres republiés, inspirant de nombreuses artistes, Françoise n’a pas fini de faire parler d’elle.

Et si vous souhaitez aller plus loin, Pascale Joubi développe son propos dans Amazones modernes et contemporaines. Résistance, combat, pouvoir, publié en 2024 aux Editions Nota Bene.

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2018 : Marie Desplechin évoque Françoise et ses livres pour enfants

2018 Marie Desplechin

Marie Desplechin, journaliste et autrice prolifique reconnue de littérature jeunesse, évoque les livres Bibliothèque Verte de Françoise et ses deux rencontres avec elle.

La seconde rencontre, entre 2000 et 2003, n’a pas eu lieu. Contactée pour évoquer les trois livres cités, Françoise refusera de manière abrupte de la recevoir au motif que « Ce sont des livres idiots… Je les ai écrits parce que je crevais de faim ».

Françoise vit alors des années difficiles : le grand âge se profile à l’horizon, son œuvre considérable et ses combats sont totalement invisibilisés. Je gage que c’est l’amertume qui la fait réagir ainsi.

Et je partage l’avis de Marie Desplechin : ces livres sont loin d’être « idiots ». Ils ont enchanté mon enfance, je les ai relus en 2022 avec le même plaisir et le même attachement pour ses héroïnes bien seules à l’époque avec Fantomette. L’édition serait bien inspirée de s’en ressaisir. (Vincent)

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2017 : « Françoise d’Eaubonne à l’origine de la pensée écoféministe », par Caroline Goldblum

2017 Françoise d’Eaubonne à l’origine…

En 2017, alors que l’œuvre de Françoise n’est pas encore parvenue au public contemporain, Caroline Goldblum étudie sa pensée depuis presque 10 ans déjà. Elle publiera bientôt Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme et produit des articles dont celui-ci, où elle retrace le parcours de Françoise et fait un point sur sa place dans l’écoféminisme.

Merci à la revue Nouvelles Questions Féministes et aux éditions Antipodes pour l’autorisation de reproduction.

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