Les echos
DIvers

Suppléments en vrac
Françoise ne rentrant pas dans les cases, il fallait bien un espace fourre-tout qui lui ressemble. On y trouvera aussi les rencontres, très largement sous-documentées par manque de temps.
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2025 : Le Sens de Françoise d’Eaubonne
Vous saurez, j’y compte, me pardonner le calembour calamiteux qui me sert de titre : il résume un article ou j’explique comment je suis tombé par hasard sur une passerelle Françoise d’Eaubonne enjambant le modeste Sens, affluent de l’Erdre qui se jette dans la Loire à Nantes, preuves photographiques à l’appui.


2023 : Une bande dessinée sur Partage noir
Le site web Partage noir, production et diffusion de documents anarcho-compatibles, a mis en ligne en février 2023 un résumé de la vie de Françoise en une page de bande dessinée.
Précision : si elle a rapidement participé au M.L.F. après sa création, Françoise n’en a pas pour autant été « cofondatrice ».
2023 : Un portrait dans L’Huma
En deux parties, Kareen Janselme brosse la vie de Françoise avec un focus sur le triptyque des Bergères et Le Sexocide des sorcières. Très juste, car il n’édulcore pas ce qu’elle était, ses engagements et ses actes. Où l’on voit bien que, pour Françoise, l’écoféminisme ne consiste pas à se faire des tisanes « en demandant du bout des lèvres l’égalité hommes-femmes« .
Publié avec l’aimable autorisation de la journaliste Kareen Janselme, merci !
2019 : Portrait d’une anartiste
Le Matricule des Anges, mensuel d’information littéraire indépendant qui se consacre notamment à faire connaitre des livres n’ayant pas le soutien du marketing médiatique, a publié cette année là un portrait de Françoise sous la plume d’Eric Dussert.
S’il contient une ou deux petites erreurs factuelles que nous faisions toustes ou presque à l’époque, (elle ne cofonda pas le MLF, et son enseignement en Amérique se limita à une invitation), il est néanmoins bien tourné. Il n’oublie pas d’y rappeler que la vie de Françoise, pour picaresque qu’elle fut, n’était pas facile et rend femmage (bien que l’écoféminisme de Françoise ne soit pas sa tasse de thé) à son courage et son indépendance.
Merci au Matricule des Anges pour son aimable autorisation de reproduction
2005 : Le Monde prend acte du départ de Françoise
Mourir au mois d’août, pour une personne publique, n’est jamais une bonne idée. La France est en vacances et ses journalistes aussi. Le Monde sera l’un des rares journaux à notifier son départ.
Article reproduit avec l’aimable autorisation du journal Le Monde. L’original est visble ici.
2005 : Une courte notice dans l’émiliE
l’émiliE, journal activiste féministe en ligne édité à Genève depuis 2001, a publié un article pour signaler le départ de Françoise en novembre 2005. SI quelques petites erreurs se sont glissées, à une époque où sa vie était fort mal documentée, on peut lui en être gré d’avoir fait le travail, car les réactions ont été bien rares.
D’une part, si Françoise d’Eaubonne a bien défendu « les droits des lesbiennes », elle l’a fait dans le cadre plus général de la défense des droits des personnes homosexuelles. D’autre part, Françoise n’a pas « co-fondé » le MLF même si elle y a rapidement pris une part active. Enfin, Françoise a écrit et fait éditer bien plus de 50 livres ; on en dénombre en réalité près d’une centaine.
1998 : Un portrait dans Ex-Aequo par Éric Lamien
Une interview d’Éric Lamien en 1998 qui balaie la vie de Françoise, de son enfance et son éducation en pensionnat catholique où on y préparait les jeunes filles à un vague baccalauréat et surtout à une vie de famille pieuse et chaste, jusqu’aux inquiétudes et espoirs de la vieille combattante face à l’avenir qui se dessine, qu’elle exprime avec son inaltérable sens visionnaire : Quand tout est désespéré, l’espoir renaît. Quelque chose doit se passer puisque tout est devenu impossible.
1994 : Une lettre de la Résistance Iranienne
Dans les années 90, Françoise a entre 70 et 80 ans. La vieille enragée ne se repose pas pour autant, soutenant les combats antimilitaristes, anticarcéraux, contre l’excision. On la voit aussi s’indigner de l’horreur des lapidations de femmes en Iran, et un collectif iranien lui écrit une touchante lettre :
« … Autant que je sache, au cours des quinze dernières années, aucun intellectuel étranger n’a montré sa solidarité de manière aussi explicite et avec une telle compassion…«
1992 : Une lettre de Gilles Perrault
Suite à sa lecture du roman de Françoise Toutes les Sirènes sont mortes, le romancier Gilles Perrault lui adresse une lettre admirative : « Beau livre tout à votre image : puissant, émouvant, d’une originalité rare« . Il y revient aussi sur la disparition du pasteur Doucé, affaire dans laquelle il est, avec Françoise, à la recherche de la vérité.
1983 : Les Gais Retaités évoquent Françoise
Dans ce court article, Jacques Lemonnier, des Gais Retraités, évoque Françoise et son rapport au FHAR et à Arcadie.
Cliquer sur l’imagette pour accéder au document.
1978 : Une intervieview dans À Suivre
Le mensuel À Suivre interroge Françoise sur son rapport à la bande dessinée. Elle y parle de son intérêt pour Pravda la Survireuse, une femme motarde qui ne se laisse pas faire par la police…
1975 : Un dossier éco-sabotage dans Écologie
Suite à la revendication du plastiquage de la centrale de Fessenheim alors en construction, dont on sait aujourd’hui que Françoise a revendiqué en être partie prenante, le bimensuel Écologie publie un dossier où l’on retrouve la prise de position des acteurs de la gauche anti-nucléaire de l’époque, des Amis de la Terre à la CFDT en passant par Combat Non-Violent, le CRIN, la Fédération Anarchiste, le PSU, le Mouvement Écologique… Un moment d’histoire.
2024 : Lutte des classes et lutte des sexes aux Rencontres d’Uzeste
Lors des récentes Rencontres d’Uzeste, Sandra Mevrel (professeure de philosopie) est intervenue sur ce thème en s’appuyant sur Françoise.
Elle souligne son intérêt de philosophe pour la cohérence de la pensée de Françoise, du Complexe de Diane de 1951 jusqu’à la fin de sa vie, et résume sa vision du marxisme en distinguant dans la pensée originelle ce qui a été négligé de la place centrale de la femme et de la nature dans la construction de la domination, rappelant combien Françoise était en désaccord avec ceux qu’elle appelait les marxistes paresseux de son époque, communistes et gauchistes.
Dans son intervention, elle donne une définition claire et pédagogique de termes comme « oppression », « exploitation », « aliénation » dans la pensée de Françoise. Elle explique pourquoi Françoise ne jeta pas le bébé (Marx) avec l’eau du bain (le marxisme) et en quoi, toujours aussi visionnaire, elle préfigura la pensée contemporaine telle qu’elle s’exprime par exemple dans la partie Pour et contre Marx dans la récente traduction de Écoféminisme Politique d’Ariel Salleh.
2024 : La Société Philosophique de Bordeaux se penche sur l’œuvre de Françoise
À l’occasion de la sortie en poche de L’Amazone verte, le roman de Françoise d’Eaubonne, la Société Philosophique de Bordeaux se penche sur l’œuvre de Françoise à l’occasion d’une rencontre avec l’autrice du livre, Elise Thiébaut.
Une rencontre très intéressante, servie par une animatrice dont la réflexion pertinente ouvre à la reconnaissance de Françoise dans la philosophie. Le propos d’Elise, en incarnant Françoise, dit fort bien ce que l’écoféminisme apporte à la philosophie, en enracinement dans le réel des Corps et de la Terre.
2023 : Inauguration du Jardin Françoise d’Eaubonne à Lyon
La mairie du 9ème arrondissement de Lyon a choisi le nom de son nouveau jardin, après consultation des habitantz : ce sera « Jardin Françoise d’Eaubonne – Jardin du Belvédère« .
C’est pourquoi nous nous sommes retrouvés, en mai 2023, mon frère, ma sœur et son fils David Dufresne, invités à l’inauguration de ce nouvel espace, qui a été suivie d’une projection du film de Manon Aubel.
Le moment fort, ce fut le texte féministe qui reliait Françoise au monde d’aujourd’hui, dit par Dalil et Fatia, enfants en école primaire, très investis et ayant fort bien travaillé leur sujet dans le cadre d’un projet scolaire. (Vincent)
2023 : Rencontre à la Librairie Des Femmes – Antoinette Fouque
Après deux premières rencontres en 2021 et 2022 pour la réédition de la trilogie des Bergères de l’apocalypse, les Éditions Des Femmes – Antoinette Fouque, nous ont accueillies une troisième fois durant une soirée réunissant plusieurs maisons d’édition ainsi que des préfacières de Françoise.
Outre ses deux fils, étaient présentes Le Passager Clandestin, Au Diable Vauvert et les Éditions Cambourakis, ainsi que les préfacières, parfois éditrices, Élise Thiébaut, Taous Merakchi, Isabelle Cambourakis et Geneviève Pruvost. Un grand moment ! (crédit photo J.-C. Aubry)
2022 : IMEC et Université de Caen – Colloque international Françoise d’Eaubonne
En novembre 2022, Françoise a été à l’honneur durant 3 jours où se sont succédées sans discontinuer universitaires, activistes et artistes, sous l’égide de l’IMEC et de l’Université de Caen. Pour préparer ce grand moment, des séances de lecture s’étaient déroulées de septembre 2021 à juin 2022.
En l’attente de la publication des actes de ce colloque en deux tomes, vous trouverez ci-joint le programme et le détail des comités scientifiques et d’organisation.
2021-22 : « Les Mercredis d’Eaubonne » à l’IMEC
De septembre 2021 à mai 2022, neuf rencontres autour de l’écriture protéiforme de Françoise se sont tenues à l’IMEC.
Science fiction, poésie, histoire de l’art, écoféminisme, luttes des minorités sexuelles… ces séances, sans pouvoir aborder l’ensemble des champs couverts par Françoise tant ils sont multiples ont parmi de se familiariser avec son œuvre visionnaire, en avant goût des trois jours de colloque de novembre 2022.
Aujourd’hui, presque cinquante ans plus tard, cette notion d’écoféminisme, créée par Françoise d’Eaubonne, est connue de tous. Á l’école, nous réalisons des projets pour apprendre à préserver notre planète. Tous ensemble, chaque jour, nous vivons, plus que nous ne l’apprenons, ce qu’est l’égalité entre les filles et les garçons.
Deux élèves d’école primaire, quelque part en France en 2023
… Autant que je sache, au cours des quinze dernières années, aucun intellectuel étranger n’a montré sa solidarité à l’égard de la cause des femmes iraniennes de manière aussi explicite et avec une telle compassion…


