1976 : Le commando des non-vengeurs

1976 le commando des non-vengeurs

Le 5 mai 1976, Françoise, très en verve à cette période, écrit ce poème en mémoire de ses camarades tombé(e)s en Allemagne, Irlande, Espagne, Chili…

« … Ne vous y trompez pas, notre nom est DEMAIN

Nous respirons devant la porte

Ce bruit léger qui vous réveille ce n’est rien

Dites-vous ?

Pâlissez… »

Françoise d’Eaubonne

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1976 : Lettre à une GRECE qui n’est pas sans colonels

1976 Lettre au GRECE

Le 3 mai 1976, Françoise répond à l’invitation qui lui est faite à rejoindre le Groupe de Recherche et d’Etude pour une Civilisation Européenne dont l’objet, comme c’est étonnant, est de : défendre, illustrer et prolonger les « bases de la civilisation européenne ».

Cette élite intellectuelle, très au fait de la vie des idées, a jugé opportun de proposer à Françoise d’Eaubonne d’y adhérer. À Françoise d’Eaubonne ! Elle leur répond donc :

« Je n’ai pas plus de goût pour une philosophie ‘européenne’ à faire ricaner les nourrissons que pour la moustache tricolore de Glouton l’enzyme ou les érections piège à cons. Ni pour les vieux ringards Vichyssois qui traînent chez vous le bel avenir qu’ils ont derrière eux. Tous mes regrets. »

Françoise d’Eaubonne

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1974 : Appel des femmes du Mouvement Écologie-Féminisme

1974 : Appel du mouvement Ecologie Féminisme
Au retour d’une conférence sur la population tenue, à Genève, dans le cadre de l’ONU, Françoise et son Mouvement Écologie-Féminisme décident de lancer un Appel à la grève de la procréation. Ce texte sera publié dans le numéro du 9 septembre 1974 de Charlie-Hebdo. (C’est grâce à cet appel qu’Alain Lezongar fera la connaissance de Françoise, laquelle deviendra alors son amie la plus proche pour une trentaine d’années). Ce texte radical commence ainsi :
« Attendu que le plus grand péril qui menace dans un avenir très proche notre planète et notre espèce présente ce double aspect : surpopulation et destruction des ressources, à savoir : la catastrophe écologique… »

Françoise d’Eaubonne

Le texte est repris par Virginie Despentes, Beatrice Dalle, Casey et le Groupe Zerö dans le spectacle Troubles.

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1973 : La société mâle

1973 : La société mâle
En mai 1973, dans le n° 3 du Fléau social (journal d’un groupe du FHAR), Françoise répond à celleux qui refusent d’admettre que nous vivons dans une société mâle. Les femmes formant ce que Françoise appelle une « classe sexuelle », le mouvement de libération des femmes doit en conséquence s’attaquer à la société mâle et non seulement capitaliste ou bourgeoise.
« La victoire appartiendra demain à la revanche du Féminin, et pas seulement des femmes, contre le Masculin, et pas seulement les hommes. »

Françoise d’Eaubonne

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1972 : Avis au flikiatres et aux hétéroflics

1972 : Avis aux flikiâtres et aux hétéroflics

 

1972. Dans une interpellation enflammée signée par l’Internationale Homosexuelle Révolutionnaire, de Bruxelles, Françoise déclare la guerre au congrès de psychiatres sur les « déviations sexuelles » qui doit se tenir sous peu à San Remo. Par ce vigoureux Avis aux flikiatres et aux hétéroflics, elle prévient :
« À San Remo, vous nous trouverez debout ! »

Françoise d’Eaubonne

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1972 : Appelez-moi salope

1972 : Appelez-moi salope

Appelez-moi salope ! Pour « établir une véritable unité d’action entre homosexuels et leurs sœurs lesbiennes », Françoise, et à travers elle le FHAR, sort en 1972 un journal ronéoté avec les moyens du bord qui affiche fièrement ce titre provocateur. « Les homosexuels d’Amérique ont à leur disposition le mot « gay » qui n’établit pas de distinction de sexes. Dans notre langue natale, il n’existe pas de genre neutre entre le masculin et le féminin. Il faudrait peut-être en inventer un », suggère l’autrice. Alors pourquoi pas le mot « salope » ?
Appelez-moi salope ne connaîtra pas de suite après ce numéro 1. Daniel Guérin quittera le FHAR peu de temps après, suivi par Françoise d’Eaubonne, déçue que le mouvement se soit transformé en simple lieu de drague.

« Nous pensons que le FHAR doit partir de cette donne pour établir une véritable unité d’action entre homosexuels et leurs sœurs lesbiennes. Répétons qu’ils n’y parviendront qu’en considérant D’ABORD en elles les femmes opprimées en tant que femmes avant de l’être en tant qu’homosexuelles ; car eux, les hommes, ils ne sont réprimés qu’en tant qu’homosexuels ; jamais en tant qu’hommes. »

Françoise d’Eaubonne

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