1974 : Le Féminisme ou la Mort

Paris, Pierre Horay Éditeur, coll. Femmes en mouvement n°2, 374 pages.

L’édition originale du livre qui assure la postérité de Françoise, en France et dans le monde, considéré comme fondateur de l’écoféminisme. Il sera réédité en 2021 par Le Passager Clandestin, et traduit en anglais, italien espagnol, portugais, coréen, norvégien….

Françoise y emploie pour la première fois le néologisme, et développe le concept. Les retours critiques et commentaires abondent, en voici une petite sélection instantannée, parmi les très nombreuses productions :

 – En 2009, Anne-Line Gandon se penche sur l’écoféminisme comme pensée féministe de la nature et de la société

– En 2010, Hypathie rédige une note de lecture.

– En 2017, Caroline Goldblum écrit un premier texte avant son livre à venir en 2020.

– En 2020, Constance Rimlinger évoque Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme, le livre de Caroline Goldblum

– En 2021, la chaîne youtube Game of Earth en propose une analyse

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1974 : La Drogue

F. d’Eaubonne, C-P. PAJARD et P. ULRICH. Genève, Famot, 247 pages.

Françoise a pris en charge la première partie, l’histoire de la drogue, en 130 pages. Cet ouvrage de commande n’est pas si insipide que l’on pourrait le craindre. S’il est daté, il évoque néanmoins la mise en place par les Etats coloniaux d’un trafic juteux, avec un parfait mépris de la santé des populations.

Ainsi l’Angleterre avec l’opium, les Pays-Bas avec la cocaïne. Les premiers narcotrafiquants, en somme, qui ont inspirés les structures économiques des trafics contemporains…

C’est aussi dans ce livre que je repère la première trace du terme Sexocide, avec un court résumé de ce qui deviendra 5 ans plus tard Le sexocide des sorcières.

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1972 : Le Féminisme, histoire et actualité

Paris, Alain Moreau, 400 pages.

Cet ouvrage est un très dense essai sur l’histoire du féminisme, de l’Antiquité aux débuts des Mouvements de Libération des Femmes états-unien et français. Françoise d’Eaubonne y analyse ces « faits historiques primordaux » que sont « le phallocratisme, le sexisme, puis le féminisme ». En s’appuyant sur une très grande diversité de références (psychanalytiques, anthropologiques, historiques, littéraires…), elle analyse à la fois comment s’est élaborée et maintenue la discrimination sexiste à travers les siècles et les pays, et combien les femmes ont toujours tenté de s’insurger contre elle – bien que leurs révoltes aient été étouffées par différents moyens. Au passage, Françoise d’Eaubonne expose l’ampleur du travail opéré par les prédécesseuses, en retraçant l’histoire culturelle du féminisme occidental – surtout, mais pas seulement, centré sur le cas français –, en proposant extraits de discours ou d’œuvres, en les commentant. C’est un ouvrage qui raconte l’histoire des révolutions féministes, de ses échecs et étranglements successifs à l’avènement du MLF. (Aurore)

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1970 : Éros minoritaire

Paris, André Balland, 323 pages.

Dans cet ouvrage précurseur, Françoise d’Eaubonne affirme que l’homosexualité, cet « Éros minoritaire » comme elle la qualifie, a existé de tout temps et sous toutes les latitudes. Comme l’hétérosexualité, elle est une des deux branches principales de l’Éros. Comment se fait-il alors qu’elle ait été tenue pour perversion, maladie, anormalité, voire crime, selon les cultures et les siècles, après avoir été honorée dans le monde antique ? (Alain)

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