2004 : Testament philosophique et politique

2004 testament philosophique et politique

C’est l’un des derniers textes publics de Françoise, si ce n’est le dernier, écrit à peu près 10 mois avant son départ.

Elle y balaie l’Histoire, de l’Antiquité au tournant du millénaire, revient sur ses « engagements motivés par la recherche vers une société meilleure » et ses « activités militantes, parfois insensées, souvent parfaitement légitimes » pour en dire que si elle s’est « souvent fourvoyée » elle n’a « honte de rien« , et s’appuie sur son expérience pour « évaluer le XXe siècle dont [elle] témoigne, et envisager ce que le XXIe siècle lui devra« .

Ce testament est empreint d’une réflexion sur le sacré dont elle nous avait déjà fait part avec la publication de L’Évangile de Véronique l’année précédente. Elle expose la rupture Jésus (citant Simone Weil) et son noyautage par la romanité, et poursuit en documentant « Le triomphe territorial, économique et spirituel du colonialisme » et ses conséquences jusqu’à la fin de ce cycle ou de notre espèce qu’elle voit poindre.

Enfin, elle nous lègue en conclusion : « À vous, enfants menacés de cette ère qui semblait si riche de promesses aux contestataires du XXe siècle, une doyenne de ces mouvements si pleins d’élans et de colères, combats incessants contre l’injustice, l’absurde, l’intégrisme, lance comme une bouteille à la mer cette ultime adresse aux temps qu’elle ne verra pas ».

 

Cliquer sur l’imagette pour accéder  au document.

i