// adaptation du texte dans le commentaires //

À propos de « F. d’Eaubonne et l’écoféminisme » de C. Goldblum

Par Alain

Fils adoptif de Françoise, heureux de contribuer à faire vivre sa pensée et son œuvre.

Publié le 19/02/2022

Par Alain

Dans le n° 35/2020 des Cahiers de Framespa, Alexis Yannopoulos revient sur le livre de Caroline Goldblum Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme.

Yannopoulos est enseignant-chercheur à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès. Ses thèmes de recherches : utopies, science-fiction, études de genre / intersectionnalité, sociocritique.

Dans son article, le chercheur souligne avec justesse que l’écoféminisme est un « concept central de la théorie eaubonienne intensément reliée à la pratique de l’action ». Mais l’auteur, se basant sur le fantastique délire des Bergères de l’Apocalypse et sur l’appel du Mouvement Écologie-Féminisme à la grève de la procréation, en déduit que Françoise d’Eaubonne accorde une « importance récurrente » à une « différenciation liée au biologique ».

La théoricienne semble assumer des positionnements à la fois différentialistes et matérialistes, une situation paradoxale qui demande à être approfondie dans d’autres travaux.

Il est vrai que, lorsque Françoise, dans les années 1970, a amené la « nature » dans les débats féministes à travers l’écoféminisme, à une époque où les féministes cherchaient à se libérer de leur prétendue « nature féminine », ses prises de position ont pu être incomprises. Pour autant, dans toute son œuvre l’autrice et militante a toujours affirmé que les différences entre les femmes et les hommes sont culturelles avant d’être biologiques.

De plus, Yannopoulos commet la trop classique erreur de confondre les prises de position de Françoise d’Eaubonne sur la surpopulation avec ce qu’il appelle un « positionnement néo-malthusien ».

À lire ici.

1 Commentaire

  1. Vincent

    Oui Alain. L’auteur fait bien de prendre de la distance en disant « semble », car les écrits de Françoise ne laissent pas de doutes sur ces questions. Et, en cela, elle se situait dans la prolongation de ce que dit Darwin dans « La filiation de l’homme » :

    « La sélection naturelle n’est plus, à ce stade, la force principale qui gouverne le devenir des groupes humains…elle a laissé sa place dans ce rôle à l’éducation ».

    On ne le dira jamais assez : tous les essentialismes, quand ils ne sont pas religieux, buttent in fine sur une lecture incomplète et erronée (ou absente !) de Darwin, ne retenant que « la nature n’est que griffes et crocs », alors que l’auteur lui-même refusait de généraliser pour notre espèce qu’il n’évoque pas dans « L’origine des espèces »…

    Réponse

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