Infos : traduction d’un texte de Françoise de 1955, sur les méfaits du colonialisme, en italien.
—–
Je garde un souvenir confus mais émerveillé de mes visites du Louvre avec Françoise dans ma petite enfance. Face aux grandes œuvres, semblant sortir de l’une de ces peintures qu’elle traitait d’égale à égale, elle me racontait toute une série d’anecdotes dont je n’ai retenu que la forte impression. Le sentiment d’Histoire disparaissait pour céder la place à celui de la filiation et de l’ancestralité, qui m’a fait voir très tôt de grandes figures disparues non pas comme tutélaires, mais comme alliées ou adversaires dans la lutte immémoriale contre les dominations. Même si, évidemment, je n’employais pas ces mots là il y a 60 ans.
Françoise aurait donc adoré pouvoir évoquer Histoire de l’art et lutte des sexes dans ce cadre mais, là encore, l’époque ne s’y prêtait pas. Il aura fallu attendre ces jours-ci pour que ce soit le cas, et c’est Fabienne Dumont qui la représente ce 16 févier au colloque international Elles sont à l’œuvre – Les collections d’art ancien au prisme du genre qui accueille de grandes personnalités contemporaines comme Griselda Pollock. Fabienne Dumont sera aussi le 19 février aux Beaux-Arts de Paris pour une Relecture par Françoise d’Eaubonne d’œuvres canonisées (entrée libre), et le 20 février au Consortium à Dijon (entré libre sur inscription).
Sinon, David Dufresne, qui a écrit une bio de Jacques Brel, est à Vesoul pour parler de sa grand-mère. Et, dans les nuits de France-Culture, elle nous rappelle ce qu’elle pense de la construction du couple et des ses fondations mythologiques (je n’ai pas eu le temps d’écouter).
De son côté, la BNF la cite dans une liste des empêcheurs de penser en rond, et il en est encore question à propos de la grande expositions « Sorcières » à Nantes.



0 commentaires