// adaptation du texte dans le commentaires //
« Par-delà l’Androcène »

« Par-delà l’Androcène »

Elles en ont suscité des réactions, Adélaïde Bon, Sandrine Roudaut et Sandrine Rousseau, avec la publication de leur dernier livre, Par-delà l’Androcène, paru dans la collection Libellé du Seuil. Pensez ! Dénoncer le patriarcat écocidaire !

Diacritik, « le magazine qui met l’accent sur la culture », revient sur cette publication qui « est une main tendue, une réflexion pour s’orienter dans les temps troublés que nous connaissons » :

Intelligent parce qu’il propose un pas de côté et demande d’écouter le monde et l’époque plutôt que de subir un éternel joug mal nommé, Par-delà l’androcène dénonce les maux de la terre et les nomme. (…) L’écoféminisme radical, intersectionnel et décolonial qui sert de colonne vertébrale au manifeste nécessaire signé Adélaïde Bon, Sandrine Roudaut et Sandrine Rousseau est d’une logique imparable.

Françoise et la science-fiction

Françoise et la science-fiction

Sur le site En attendant Nadeau, la chronique Fantaisies féminines – Hypermondes (21) s’interroge sur la place des femmes dans la science-fiction, le fantastique, la fantasy. Cette chronique revient sur quatre ouvrages pour illustrer le fait que ces domaines se féminisent de plus en plus. Parmi ces livres, j’ai eu le plaisir (merci, Nicolas !) de trouver Le Satellite de l’Amande. La chronique élogieuse consacrée au roman de Françoise voit juste, souligne en peu de mots les différents aspects du roman et donne envie de lire le livre.

Un « Jardin Françoise d’Eaubonne » à Lyon

Un « Jardin Françoise d’Eaubonne » à Lyon

Une autre image. Celle-ci provient du compte twitter du 9e arrondissement de la ville de Lyon (France). Après une venelle à Nantes et une rue à Toulouse, voici un « Jardin Françoise d’Eaubonne – Jardin des Belvédères » à Lyon.

Françoise fait bonne impression

Françoise fait bonne impression

Vincent nous en parlait, récemment. Socialter va bientôt sortir le numéro 2 de sa revue Bascules, qui comportera, sur 148 pages, huit textes inédits pour proposer des idées d’avant-garde contre l’impasse politique, économique et intellectuelle actuelle.

Le texte de Françoise sélectionné pour l’occasion, La Lutte des sexes avant la lutte des classes, est mis en avant dans une photographie sortie tout droit de  l’imprimerie, image que j’avais grande envie de partager avec vous.

Histoire de l’Art et lutte des Sexes

Histoire de l’Art et lutte des Sexes

« Puisque notre impasse politique et économique est aussi une panne intellectuelle, Socialter entend proposer des idées d’avant-garde, des réflexions stratégiques et des prises de position fortes avec Bascules. Pensé comme un OVNI éditorial à l’intersection de l’essai et de la revue, Bascules rassemble huit textes inédits de philosophes, chercheurs et écrivains, tous artisans de la pensée de demain. »

Le texte de Françoise retenu par Socialter est important dans son œuvre. D’une part, il résume sa réflexion écoféministe avec un certain recul depuis ses écrits précédents, et d’autre part il sert d’introduction à sa pensée très structurée et peu connue  sur l’histoire de l’Art et la place qu’y tiennent les femmes, d’autant plus représentées picturalement qu’elles y sont invisibilisées en tant que créatrices.

Ce texte s’inscrit parmi huit autres, d’un intérêt certain pour penser la rupture et la désertion d’avec ce monde mortifère. Vous pouvez découvrir le projet et commander la revue ici.

Des discussions sont en cours pour une réédition complète d’Histoire de l’Art et lutte des sexes en 2024, avec l’appui d’une importante historienne de l’art française qui en assurerait l’introduction critique. À suivre !

Xavière Gauthier, féministe et antinucléaire

Xavière Gauthier, féministe et antinucléaire

Dans son édition du 14 août, Ouest-France nous livre une interview de Xavière Gauthier, féministe, antinucléaire et autrice. Xavière Gauthier a créé, en 1975, la revue Sorcières, dans laquelle Françoise s’est exprimée plus d’une fois. Xavière aborde dans cet interview, entre autres, sa position sur le thème de la contre-violence cher à Françoise :

On m’a demandé, lors d’une émission de télévision, si j’aurais pu prendre les armes aux côtés de Louise Michel, sur laquelle j’ai beaucoup travaillé, qui a tué et été une sœur de charité. Je n’ai pas su quoi répondre. Sûrement que si j’avais été entraînée par quelqu’un, une Françoise d’Eaubonne par exemple, il n’aurait pas fallu me pousser beaucoup. (…) Je trouve admirables ces femmes kurdes qui se battent et font la guerre.

Tout comme celle de Françoise, la parole de Xavière Gauthier brise actuellement la chape de silence sous laquelle elle était enfouie et connaît un heureux regain d’intérêt. Trois de ses livres ressurgissent des oubliettes : On les appelait pétroleuses, portraits de Communardes, aux éditions elyzad ; Retour à la Hague : féminisme et nucléaire – La Hague, ma terre violentée en édition augmentée, aux éditions Cambourakis ; et Rose saignée, un recueil de poèmes que les éditions Des Femmes rééditeront en octobre.

Avec les réseaux sociaux, aujourd’hui, lorsqu’une femme éternue quelque part, on le sait dans le monde entier et c’est quelque chose qui facilite la solidarité entre femmes. C’est ce qui se passe avec #MeToo. La sororité s’exerce beaucoup plus facilement et, d’ailleurs, la République devrait ajouter ce mot à sa devise.