// adaptation du texte dans les commentaires // // A SUIVRE

2019 : El Sexocidio de la brujas

Barcelone, Incorpore.

Le Sexocide des sorcières en espagnol

Françoise d’Eaubonne a publié El sexocidi de les bruixes en 1999, après cinquante ans d’écriture et d’engagement politique, après avoir introduit le mot phallocrate dans la langue française (1971) et introduit le concept d’écoféminisme (1978) (En fait 1974, NDLR.). (Source Incorpore)

A partir du moment où les hommes ont pris le contrôle de la fertilité (par l’agriculture) et de la fécondité (par la reproduction), la terre et les femmes ont été exploitées selon une logique productiviste. Depuis cinq mille ans, le patriarcat est responsable du désastre écologique et de l’asservissement des femmes. La “chasse aux sorcières” est un épisode supplémentaire de cette domination qui, pendant deux siècles, a persécuté et massacré massivement des femmes pour le seul fait qu’elles étaient des femmes et non des sorcières (Source : Incorpore).

2024 : Il sessosidio delle streghe

Prospero Editore, Milan, mars 2024

Après avoir traduit Le Féminisme ou la mort, Sara Marchesi, directrice de collection chez Prospero Editore, a décidé de faire connaître ce texte de Françoise en Italie.

Le sexocide dont parle Françoise d’Eaubonne dans ce texte, le traitement réservé aux « sorcières » lors de la chasse qui a été menée contre elles, n’était qu’un prétexte. C’était une astuce parfaite, adaptée à l’époque dans laquelle ces événements s’inscrivent, pour justifier la torture et le meurtre des femmes. Le Malleus Maleficarum de Kramer et Sprenger serait traité aujourd’hui comme le manifeste d’un incel, lâché sur la toile quelques heures avant d’aller commettre sa tuerie de masse dans un lieu fréquenté essentiellement par des femmes. (Taous Merakchi, 2023)

2024 : Le Féminisme ou la Mort

Paris, Le Passager Clandestin,  édition de poche,  5 avril 2024

Cette réédition de poche du titre paru en 2020 chez les mêmes éditrices arrive un mois avant un autre indispensable, Écoféminisme politique d’Ariel Saleh, qui se situe dans sa prolongation.

Initialement paru en 1974, ce livre fondateur ouvre de nouvelles perspectives pour les luttes écologistes et féministes, dont Françoise nous dit qu’elles sont appelées à se rejoindre dans le combat contre le patriarcat qui, dans un même mouvement, soumet les femmes et détruit la planète.

2023 : Je ne suis pas née pour mourir

Paris, Le Seuil,  édition de poche, préface Pauline Harmange, septembre 2023

Ce roman de 1982 conte l’histoire d’une Amazone, Thécla, qui, après avoir bu certaine potion, traverse les temps et croise de grands moments de l’Histoire. Pour la première fois, le mythe de l’immortalité est incarné par une femme. Ce prodigieux roman d’aventures nous amène à la rencontre d’Alexandre le Grand, à la découverte de l’Amérique par les Vikings, aux formidables machines conçues par Leonard de Vinci, à la guerre de Vendée,… jusqu’au nazisme puis à Mai-68.

2023 : Écologie/Féminisme – Révolution ou mutation ?

Paris, Le Passager Clandestin, préface Geneviève Pruvost, 349 pages.

Depuis la publication du Féminisme ou la mort en 74 et la parution de sa recherche érudite Les Femmes avant le patriarcat, en 76, Françoise d’Eaubonne a complexifié sa vision de l’écoféminisme.

À contre-courant du féminisme réformiste, qu’elle qualifie de féminisme-de-maman, mais aussi du féminisme marxiste, d’Eaubonne ajoute deux dimensions à l’analyse de l’exploitation (la nature et les pays du Sud) : se libérer, en tant que femme, sur le dos de la planète et des petites mains subordonnées n’est pas un horizon émancipateur. Comment oublier qu’en bout de chaîne se trouvent des femmes courbées dans des champs à l’autre bout du monde ? (Geneviève Pruvost, 2022)

2023 : Le Sexocide des sorcières

Vauvert, Au diable vauvert, collection Nouvelles Lunes, préface Taous Merakchi, 109 pages.

Le sexocide dont parle Françoise d’Eaubonne dans ce texte, le traitement réservé aux « sorcières » lors de la chasse qui a été menée contre elles, n’était qu’un prétexte. C’était une astuce parfaite, adaptée à l’époque dans laquelle ces événements s’inscrivent, pour justifier la torture et le meurtre des femmes. Le Malleus Maleficarum de Kramer et Sprenger serait traité aujourd’hui comme le manifeste d’un incel, lâché sur la toile quelques heures avant d’aller commettre sa tuerie de masse dans un lieu fréquenté essentiellement par des femmes. (Taous Merakchi, 2023)