// adaptation du texte dans le commentaires //

Le rapport Meadows a 50 ans

Par Alain

Fils adoptif de Françoise, heureux de contribuer à faire vivre sa pensée et son œuvre.

Publié le 05/03/2022

Par Alain

La circonférence de la Terre est de 40 000 km, et tout le génie humain n’y ajoutera jamais un seul mètre de plus, avait coutume de dire, en substance, Françoise d’Eaubonne. Nous vivons dans un monde fini. Pourtant, le Patriarcat et le Capital poursuivent aveuglément une croissance infinie de la production, une consommation exponentielle et une démographie sans limite.

Le Rapport Meadows a 50 ans. Les Limites à la croissance (son titre réel) a en effet été rédigé en 1972 à la demande du Club de Rome (groupe de réflexion réunissant notamment scientifiques, économistes, fonctionnaires nationaux et internationaux). Françoise l’avait probablement lu quand elle a pris conscience, au début des années 1970, de l’urgence écologique. À l’occasion de sa réédition (sortie voilà quelques jours chez Rue de l’échiquier), le quotidien en ligne Reporterre a publié le 3 mars une interview du chercheur émérite Dennis Meadows, l’un des rédacteurs du rapport.

Il créa un grand retentissement dans le monde. Il est même souvent considéré comme l’un des monuments de l’écologie politique. Pourtant, les idées du novateur rapport de 1972 « Les Limites à la croissance », plus connu sous le nom de « Rapport Meadows », n’ont pas été reprises, ou que très peu, par les dirigeants. Il démontrait pour la première fois que l’économie ne pouvait continuer à croître indéfiniment dans un monde fini.

50 ans plus tard, où en sommes-nous ? Le rapport 2022 du Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) vient justement de faire le point en insistant sur les conséquences du changement climatique et sur les façons d’y préparer les sociétés. Le portail msn a interrogé l’un de ses contributeurs, Wolfgang Cramer, écologue et géographe.

Il y a aujourd’hui, partout, des cas concrets d’adaptations au changement climatique. Parmi ceux-ci, il y a des options intéressantes qui peuvent être mises en avant. L’agroécologie en est une. Dans de nombreuses régions, ce modèle de production agricole (qui s’appuie au maximum sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes naturels et cherche à diminuer le plus possible les pressions sur l’environnement) est aujourd’hui considéré comme une piste importante d’adaptation.

1 Commentaire

  1. Vincent

    Oui Alain ! Il est bon de souligner que ce n’est pas par essentialisme, par la faute d’une supposée « nature humaine » que la planète et nos organisations sociales sont dans ce état lamentable.

    Dire qu’un autre monde est possible n’est pas suffisant : un autre monde a existé, existe encore ou tente de le faire sous l’hégémonie du Pouvoir et du Productivisme incarné par les Etats-nations (et leur dernier avatar le capitalisme libéral) : la lecture de « Les sociétés matriarcales » de Heide Goettner-Abendroth (par exemple) est édifiant sur le sujet.

    Réponse

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