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1980 : la nature de la crise

La nature de la crise
En 1980, le n° 20 de Sorcières, les femmes vivent publie 6 pages de Françoise. Elle y résume son long travail pour débusquer les causes premières de nos aberrations. Le recul du temps ne fait que renforcer sa plume et, malgré des rappels anthropologiques qui pourront parfois êtres datés, elle en vient à l’essentiel dans deux dernières pages fulgurantes. À télécharger et partager sans modération.

S’en prendre au Capital n’est que s’en prendre à la pointe de l’arme qui nous blesse et nous déchire ; le manche de l’arme plonge dans la nuit des temps, il se nomme patriarcat, il se nomme civilisation mâle au schéma universel. (…) Le maintien de l’âge industriel (…) c’est la fin du monde terrestre dans trente à cinquante ans. On ne peut dépasser cet âge-là en conservant un système de profit. On ne peut abolir ce système de profit en conservant une société de classes, à savoir un besoin de pouvoir. On ne peut abolir le pouvoir en conservant le monde patriarcal et masculin. C.Q.F.D. L’avenir de l’espèce est entre nos mains.

Françoise d’Eaubonne

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